Bienvenue à la trente-sixième édition du blogue de Montréal hanté.

Après un début de saison 2018 instable, Montréal hanté est content d’annoncer que son blogue et ses visites sont de retour! Nos regrettons d’avoir eu à les remettre à cause des circonstances fortement imprévisibles; la compagnie fut mise en pause pour plusieurs mois. Nous sommes désolés pour tout inconvénient que cela eût pu vous causer.

Dans le blogue d’août 2018, on focalise la recherche sur un étrange fantôme victorien à Sainte-Anne-de-Bellevue, une banlieue de l’Ouest de l’Ile. Elle apparait comme une jeune adolescente, tout habillée en vêtements victoriens blancs. L’esprit adolescent a été vu par deux femmes en visite, quelques années auparavant, à marcher vite et incliné, en bas de la rue principale. Étrangement, personne d’autre ne la vit marcher sur la rue affairée.

Montréal hanté offre présentement une saison publique pour ses visites hantées – en anglais et français! Le Griffintown hanté a lieu les vendredis soirs et le Mont hanté les samedis soirs. Les visites privées sont disponibles pour les groupes de 10 ou plus, incluant le Centre-ville hanté.

ENQUÊTE DU PARANORMAL

Sainte-Anne-de-Bellevue est une banlieue paisible sur la pointe ouest de l’ile de Montréal, arborant un village riverain coquet qui a la rumeur d’être hanté. C’est l’histoire d’une rencontre entre deux femmes en visite et un fantôme mystérieux de l’époque victorienne.

Historiquement, pour plus de 10 000 ans, la région où Sainte-Anne-de-Bellevue existe aujourd’hui fut occupée par les peuples algonquins et iroquois. Situés aux rapides où les deux grandes rivières se joignent (aujourd’hui l’Ottawa et le Saint-Laurent), les Algonquins parlaient de « Tiotenactokte » (place des derniers campements) et les Iroquois de « Skanawetsy » (eaux blanches après les rapides).

Quand les Français commençaient à coloniser l’ile au milieu du 16e s., une paroisse catholique y fut établie en 1663. À peine une décennie plus tard, le roi de France, Louis XIV, ordonna que les terres paroissiales fussent divisées en seigneuries, ou fiefs pour l’agriculture. Une de ces parcelles fut donnée à un homme nommé Bellevue, et la paroisse porta plus tard son nom.

Le nom Sainte-Anne fut ajouté basé sur une histoire remarquable. Selon le site toile de la municipalité:

Vers 1712, en revenant le soir de visiter des malades, l’abbé de Breslay fut piégé dans une rigoureuse tempête de neige. Son cheval ombrageux s’égara et le jeta sur la glace. Malgré cet incident malheureux, une jambe brisée et aucun secours en vue, il voua de bâtir une chapelle dédiée à sainte Anne. En reprenant conscience, il fut étonné de se retrouver dans son lit, sans savoir comment il y était parvenu. Dès ce jour, il se pressa de tenir sa promesse, et peu de temps après, la première église connue du nom de Sainte-Anne fut bâtie près de la rive. »

Le village de Sainte-Anne-de-Bellevue s’érigea autour de l’église et devint un port important aux jours de la Nouvelle-France, servant de dernier arrêt aux marchands de fourrures allant dans le bois. Suivant la conquête britannique de 1760, son importance continua dans le commerce du bois, car les draves des buches flottaient en aval vers l’ile de Montréal.

Incorporé durant l’époque victorienne, le 18 avril 1878, le village a lentement grandi en banlieue depuis. Aujourd’hui, malgré sa population de 5000 âmes et plus, la municipalité semble plus occupée à cause de la présence des nombreux étudiants du Collège John Abbott et du campus MacDonald de l’Université McGill.

Affectueusement connue par Sainte Anne’s, c’est un lieu populaire chez les touristes et les gens du coin qui apprécient son village vivant et la belle vue sur la rivière. Il a aussi la réputation d’être hanté, avec plusieurs rencontres fantomales ayant eu lieu.

Selon Cold Spot Paranormal Research , une organisation dirigée par Michelle McKay, qui se spécialise dans les investigations fantomales, une femme nommée Meema la contacta le 12 mars 2014 pour déposer un dossier à propos d’une expérience paranormale étrange sur la rue principale du village de Sainte-Anne.

À l’été 2012, Meema était assise au village avec son amie Brigitte, une touriste et une professeure de ballet de France. Elles appréciaient les petites boutiques pittoresques et les rues étroites — une évasion accueillie loin de l’affairement de Montréal. Meema n’avait que des éloges pour le vieux et beau village, écrivant qu’elles sentaient qu’elles s’étaient évadées en vacances à Cape Cod. »

Toutefois, pendant qu’elles se prélassaient en excursion, celle-ci fut soudainement interrompue après qu’elles furent sorties d’une boutique d’occasion sur la principale.

Sur le point de traverser la rue, elles sentirent quelque chose d’étrange derrière elle. Jetant un coup d’oeil derrière instinctivement, les deux femmes virent une scène étonnante. Dans une entrevue avec Montréal hanté, Meema expliqua:

« C’était une jeune fille, d’environ dix ou onze ans, vêtue complètement en blanc — de ses rubans dans ses cheveux à sa robe, dont le style tirait à l’ancienne, ses gants blancs, ses chaussettes blanches, ses souliers blancs et autour d’elle une fraicheur presque bleue. Elle penchait en avant dans un angle étrange. La détermination était dans son regard comme si elle était forcée à marcher auprès de quelqu’un qui la menaçait, si ç’a du sens. C’était si discordant avec un samedi après-midi ensoleillé d’été. Elle marchait assez vite, et se dirigeait vers le pont qui nous fait quitter l’ile, et Brigitte et moi l’avons observée jusqu’à ce qu’elle disparût sous nos yeux. La robe n’était pas de notre temps, et au début nous pensions que c’était peut-être une robe chic de fête. »

Perturbée, Meema continua: « La chose bizarre était qu’elle passait pas mal de gens qui se promenaient sur le trottoir, et personne ne semblait la remarquer ni se retourner pour mieux la revoir. Ses mains et bras étaient droits, je m’en souviens, raides de chaque côté de son corps. On était debout là et observait, toujours à réfléchir sur comment c’était étrange. Brigitte et moi sommes toutes deux très pratiques, mais de la voir partir en flèche si vite et déterminée, à savoir très sérieuse, semblait déplacé, et le fait que personne ne la remarquait du tout nous concernait. »

La voiture de Meema était stationnée de l’autre côté de la libraire d’occasion.

Les deux entrèrent dans le véhicule et se mirent à conduire vers l’est sur la rue Lakeshore, en direction de la ville de Montréal. Environ 90 secondes en route, elles furent étonnées encore quand elles virent la même fille près de l’arrêt du bus 211 au Collège John Abbott.

Meema expliqua: « On sursauta parce qu’elle était là, en attente sur le bord de la courbe, face à la même direction et prête à marcher encore. C’était absolument impossible pour elle de s’être déplacée dans ce temps de l’endroit qu’on l’avait vue, vraiment. On a pensé à des jumelles qui blaguaient peut-être, une expérience de psychologie de John Abbott, une explication, mais c’était malsain, malsain. Le haut du corps était aussi incliné à un angle étrange, possiblement 70 degrés. Des adolescents à l’arrêt du bus riaient sans la remarquer, apparemment. J’ai dû continuer à cause de la circulation derrière moi, mais on ne pouvait trouver sens à ce qu’on avait vu ce jour-là. On n’a jamais oublié cette expérience, et nous ne pouvons pas l’expliquer du tout. »

Quand on l’interrogea sur l’identité du fantôme, Meema répondit: « J’ai recherché l’histoire de Sainte-Anne et j’ai vu qu’il y avait des bâtiments religieux dans les années 1850 environ. J’en ai parlé à mon mari. Il s’est demandé si la robe n’indiquait pas quelque vêtement religieux, possiblement d’une revenante en tenue de confirmation. Je ne peux penser à une raison pour sa réapparition, sinon qu’elle était vouée à marcher la marche. »

Meema savait qu’elle n’oublierait jamais son expérience inusitée avec le fantôme victorien de Sainte-Anne-de-Bellevue. Elle expliqua: « Je n’ai pas l’habitude de voir des choses qui ne sont là et je tends toujours vers une explication pratico-réaliste. Celle-ci, en y pensant sur écrit, est et sera toujours un casse-tête. C’était « déplacé », quoique ce fût.

Pour la postérité, elle décida de soumettre son rapport à Cold Spot Paranormal Research et conclut son étrange rapport avec réflexion:

« Un bon ami à moi s’intéressait à ces expériences, et il suggéra que s’il y avait récurrence, de me dire: « Va vers la lumière ». Ça ne fera pas mal. Je ferai donc ça. Mais ma première expérience a été vécue à deux, et je n’ai sincèrement rien compris de ce qu’on voyait. La fille en blanc était solide et substantielle. Et honnêtement, je n’ai pas le gout d’avoir une autre épisode d’ici peu. Et je ne comprends pas ce qu’on a vu ni ne veux le savoir. »

Qui est le fantôme et qui d’autre l’a vue demeure un mystère inconnu pour l’instant. Seule une chose est certaine: le fantôme victorien de Sainte-Anne-de-Bellevue n’est qu’un d’une centaine d’esprits qui hantent l’ile de Montréal et ses régions.

BULLETIN DE NOUVELLES

Après un début de saison 2018 rude, Montréal hanté est content d’annoncer le retour en règle de son blogue et de ses visites hantées! La compagnie a été mise en pause pour plusieurs mois, alors il n’a pas eu de blogue d’avril, de mai, de juin et de juillet 2018. On regrette tout inconvénient que ceci ait pu causer à nos clients et lectorats.

Tel qu’annoncé le vendredi 13 juillet, Montréal hanté offre une saison de visites hantées au public, en français et en anglais.

Le Griffintown hanté a lieu les vendredis soirs et le Mont-Royal hanté les samedis soirs. Les visites privées sont disponibles pour les groupes de 10 ou plus, incluant le Centre-ville hanté.

La talentueuse Caitie Moynan a la charge de l’administration, et on est passé au système de billetterie d’Eventbrite.

Montréal hanté aimerait remercier tous nos clients d’avoir participé aux visites hantées durant la saison 2017! Si vous avez apprécié l’expérience, on vous encourage à la commenter sur notre page Tripadvisor, quelque chose qui aide Montréal hanté a vendre ses visites. En fin, si vous aimiez recevoir le blogue de Montréal hanté les 13 de chaque mois, veuillez vous inscrire à la liste d’envoi.

 

À venir le 13 septembre: La calèche fantôme 

Depuis le 18e siècle, les carrosses tirés par les chevaux, ou les calèches, ont transporté les touristes partout à Montréal pour leur montrer les sites d’intérêts. Les caléchiers sont des gens colorés qui ont une longue histoire passée à dévoiler les secrets les plus sombres et inhabituels de Montréal. Appréciée longtemps, cette tradition est sur le point de finir en 2020, sur les ordres de Valérie Plante, nouvelle mairesse de Montréal. Bien que plusieurs croient sa décision influencée par les défenseurs des droits des animaux, d’autres pensent qu’elle a décidé de les bannir à cause d’une raison particulière: un carrosse paranormal nommé la Calèche fantôme, qui mettait les touristes en grave danger.

Donovan King est un historien, enseignant et acteur professionnel. En tant que fondateur de Montréal hanté, il unit ses talents pour trouver les meilleures histoires de fantômes montréalais, et les livrer par l’écriture et le jeu d’acteur. King déteint un DEC (Interprétation, Collège John Abbot), BFA (Drama-in-Education, Concordia), B.Ed (Histoire et Enseignement de l’anglais, McGill), une MFA (Études théâtrales, Université de Calgary) et une AEC (Guide touristique de Montréal, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec).

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