Bienvenue à la 65ème édition du blogue de Montréal hanté!

Avec plus de 450 histoires de fantômes documentées, Montréal est sans conteste la ville la plus hantée du Canada, voire de toute l’Amérique du Nord. Montréal hanté se consacre à la recherche de ces histoires paranormales et son blogue, Montréal hanté, dévoile une nouvelle histoire de fantômes se déroulant à Montréal le 13 de chaque mois! Ce service est gratuit et vous pouvez vous inscrire à notre liste de diffusion (en haut à droite pour les ordinateurs et en bas pour les appareils mobiles si vous souhaitez le recevoir tous les 13 du mois)!

Nous sommes également ravis d’annoncer:

Histoires de fantômes d’hiver: Une tradition québécoise!

Cette séance de contes virtuels fait revivre la tradition québécoise de raconter des histoires de fantômes pendant les longs mois d’hiver.

Remontez le temps jusqu’à l’époque victorienne de Montréal, lorsque des histoires effrayantes étaient racontées la nuit autour du foyer avec un verre de vin chaud.

Cette expérience en ligne est idéale pour:

  • Rassemblement virtuel de la famille ou des amis
  • Un rendez-vous galant
  • Comme cadeaux

Des sessions publiques et privées sont disponibles! Pour plus de détails, cliquez ici. Vous trouverez plus de détails ci-dessous dans notre section Nouvelles de la société!

Faites passer le mot à ceux qui pourraient être intéressés par une expérience de visite hivernale fantôme en ligne!

Ce mois-ci, nous examinons les légendes de loups-garous de Montréal. Pendant l’ère coloniale de la Nouvelle-France, les colons de l’île de Montréal étaient terrifiés par les loups-garous. Chaque fois que des moutons ou d’autres animaux d’élevage étaient trouvés ensanglantés et déchiquetés, des histoires circulaient sur les loups-garous des environs qui s’en prenaient à eux.

Bien que ces histoires aient parfois été utilisées simplement pour inspirer la peur aux enfants, l’Église catholique a également adopté ces histoires et a suggéré que les pécheurs qui évitaient le Carême de Pâques pouvaient être transformés en loups-garous. L’obsession envers les loups-garous a atteint un nouveau sommet en 1764 lorsqu’un article a été publié dans la Gazette de Québec.

Recherche hantée

Les loups-garous et autres créatures similaires ont une longue histoire en tant que fléau pour les habitants de l’île de Tiohtià:ke/Montréal.

Lorsque les Français ont commencé à coloniser les terres indigènes de l’île de la Tortue au début des années 1600, d’étranges contes européens de loups-garous sont arrivés avec les colons.

Bien avant l’arrivée des colons, les légendes des cultures des Premières nations ont mis en scène des créatures similaires, comme Waheela, Amarok, Shukla Warakin et Wendigo.

Dans les colonies de la Nouvelle-France, on a commencé à observer des loups-garous dans les années 1600. Les souvenirs des loups-garous étaient frais, car la France luttait contre une épidémie de ces créatures depuis la fin des années 1400. Tout comme les sorcières, les gens suspectes d’etre des loups-garous étaient souvent jugés, condamnés et brûlés sur le bûcher. Lorsque les colons français ont quitté l’Europe pour le Canada, ils ont apporté avec eux ces craintes et ces histoires.

Souvent, les récits de loups-garous étaient utilisés par l’Église catholique pour inspirer la peur à son troupeau.

Le clergé racontait des histoires de bêtes ressemblant à des loups qui chassaient et tuaient les catholiques qui n’avaient pas respecté les règles du Carême – ou pire, les infectant avec de la lycanthropie.

La lycanthropie est la transformation surnaturelle d’une personne en loup, comme le racontent souvent les contes populaires.

D’autres histoires de loup-garou mettent en lumière des personnes qui ont vendu leur âme au diable ou qui ont mené une vie de péché.

Ceux qui se transformaient en loups-garous étaient condamnés à changer de forme non seulement à la pleine lune, mais aussi chaque nuit, parfois jusqu’à 101 nuits d’affilée. La plupart se sont transformés en loups, mais d’autres en chiens, chats, hiboux, chèvres, boeufs et même quelques cochons garous.

Depuis le IVe siècle, l’Église catholique associe le loup et d’autres animaux au diable. Avec une symbolique aussi négative, les animaux dits “maléfiques” étaient souvent chassés et tués à vue.

Il va sans dire qu’outre le clergé, les parents utilisaient également ces histoires pour que leurs enfants restent obéissants et en accord avec la doctrine de l’église.

Une légende populaire appelée Le diable et les loups-garous se déroule dans les terres agricoles entourant la colonie française de Ville-Marie, sur l’île de Montréal actuelle.

Un fermier du nom de Jean Dubroise n’a jamais travaillé, mais pourtant sa ferme était la plus productive de l’île.

Sa maison et sa grange étaient en parfait état et ses cultures étaient florissantes et donnaient des récoltes abondantes.

Cela a intrigué ses voisins. Si Jean n’avait pas d’employé et qu’on ne l’avait jamais vu travailler sur sa terre, comment se fait-il qu’il puisse vivre aussi abondamment, avec tout ce qui se trouve sur sa ferme parfaitement entretenu?

Plus étrange encore, tard dans la nuit, les voisins entendaient souvent un grondement surnaturel provenant de la propriété de Jean Dubroise.

Un soir, le voisin de Jean, un fermier du nom d’Alphonse, avait beaucoup bu à l’auberge locale.

En rentrant chez lui par hasard, il a décidé de tenter les Parques en prenant un raccourci sur la propriété immaculée de Jean Dubroise. Cela lui permettrait de gagner du temps.

Cependant, alors qu’il naviguait dans les champs, il a entendu un grand bruit de grondement au-dessus, plus fort qu’il ne l’avait jamais entendu auparavant. Alphonse a plongé au sol. En levant les yeux, il a vu un énorme canoë voler au-dessus de la ferme.

Le canoë a atterri dans une clairière à côté de la ferme de Jean Dubroise.

Ensuite, il semble que le diable lui-même soit sorti du canoë.

Voyant un fouet dans sa main, Alphonse se recroquevilla sous quelques arbustes. En écoutant à travers les ronces, il entendit l’ordre du diable: “Sors du canoë!”

Il fit claquer son fouet! “Sortez, je vous dis!”

Une vingtaine de bêtes ressemblant à des loups ont commencé à sortir du canoë. Contrairement aux loups ordinaires, ces créatures, bien que voûtées, avaient la démarche droite des humains.

Alphonse trembla en se remémorant les légendes locales des loups-garous.

En sortant de sous les buissons, il a vu les loups-garous se mettre au travail pour réparer les clôtures, traire les vaches, labourer et effectuer toutes les tâches quotidiennes nécessaires à la gestion d’une ferme.

Pendant que les loups-garous travaillaient, Jean Dubroise est sorti de sa porte pour prendre un verre et discuter avec le Diable.

C’est alors qu’Alphonse comprit le mystère : le paresseux Jean Dubroise avait vendu son âme au Diable en échange des loups-garous qui faisaient tout son travail.

Alphonse priait pour que les loups-garous ou le diable ne le trouvent pas sous les buissons. Il a été extrêmement soulagé lorsque le diable a fait monter ses loups-garous dans le canoë, puis s’est envolé dans la nuit, brûlant la terre au moment du décollage avec les flammes jaillissantes du canoë.

Lorsque la voie fut libre, Alphonse se précipite au presbytère du prêtre local.

À bout de souffle, il explique ce qu’il avait vu aux oreilles attentives du curé. Le prêtre, bouleversé par ce qu’il avait entendu, conçut un plan pour faire face à la situation de loup-garou qui sévissait dans sa paroisse.

Le lendemain, Jean Dubroise s’en alla en ville. Pendant son absence, le prêtre a demandé aux membres de son troupeau de descendre à la ferme, armés de seaux d’eau bénite.

Les fidèles ont répandu les seaux sur les champs, la maison et les dépendances. Une fois la ferme de Jean Dubroise trempée dans l’eau bénite, les fidèles serviteurs se cachèrent parmi les ronces pour voir ce qui allait se passer ensuite.

Quand les cloches de minuit ont sonné, les catholiques dévoués ont entendu le grondement et ont regardé le Diable poser son énorme canoë à côté de la maison de Jean Dubroise.

Lorsque le diable et les loups-garous ont sauté du canoë et se sont posés sur le sol, ils ont commencé à crier de douleur et d’agonie.

Ils bondissaient en hurlant, comme s’ils dansaient sur des charbons ardents. Les loups-garous étaient terrifiés et ont fui la propriété pour se réfugier dans d’autres fermes et forêts.

Quant au Diable lui-même, il était furieux et soupçonnait que Dubroise l’avait trahi. Il commença à penser que Dubroise avait contacté le prêtre pour tremper les terres dans l’eau bénite afin d’essayer de sauver son âme.

Enragé, le diable a arraché la porte de la maison et l’a jetée sur le côté. Il est alors entré et a traîné Jean Dubroise hors de son lit et par la porte d’entrée, où le Diable l’a jeté dans le canoë géant. Le Diable est alors entré lui-même, et le canoë s’est envolé, laissant dans son sillage des traces de feu sur la pelouse brûlée.

Les hommes de la paroisse ont rassemblé les loups-garous et les ont remis au curé. Le prêtre a aiguisé son couteau et a ensuite piqué chacun d’eux, la seule solution connue pour transformer un loup-garou en humain.

Une fois rétablis, les hommes sont tombés à genoux. Tremblant de peur, ils supplièrent le prêtre de leur pardonner et promirent de cesser de négliger leurs devoirs religieux. Après leur salut, les hommes ne se sont jamais écartés des enseignements de l’église et beaucoup d’entre eux sont devenus très pieux.

Quant à Jean Dubroise, on ne l’a jamais revu. Cependant, son histoire a continué à servir d’avertissement aux autres agriculteurs pour qu’ils ne se laissent pas égarer par l’oisiveté.

Dans un autre cas, une femme née à la fin des années 1880 a expliqué que, lorsqu’elle était enfant, elle avait entendu parler d’un village où l’on tuait des moutons. Ils étaient attaqués la nuit et laissés morts égorgés. Les villageois soupçonnaient un de leurs voisins d’être un loup-garou et ont donc procédé à une fouille de sa propriété. Ils ont découvert une ceinture en peau de loup et le voisin a expliqué que lorsqu’il mettait la ceinture, il se transformait en loup et qu’il était responsable de la mort des moutons.

Selon la légende, les habitants de la ville ont brûlé la ceinture ce qui a mis fin à la tuerie des moutons.

Un autre conte classique de loup-garou a vu un meunier nommé Joachim Crête accueillir un immigrant français fatigué nommé Hubert Sauvageau. Bientôt, les moutons et le bétail locaux ont été retrouvés déchiquetés. Lorsque Joachim Crête a rencontré un loup-garou la veille de Noël, il l’a attaqué avec une faux, lui coupant l’oreille et le faisant fuir.

Le lendemain matin, au réveil de Crête, il a trouvé Sauvageau en train de faire la vaisselle dans la salle de bain. Le lavabo était taché de sang et il a remarqué qu’il manquait une oreille à son locataire.

Si la plupart des récits sur les loups-garous étaient oraux dans les premiers temps des colonies, avec l’avènement de l’imprimerie et des journaux, les créatures légendaires apparaissaient parfois sous forme imprimée.

Par exemple, le 2 décembre 1767, la Gazette de Québec a fait état d’une créature loup-garou qui terrorisait la région de Kamasouraska:

“Nous apprenons qu’un loup-garou, qui erre dans cette province depuis plusieurs années, et a fait de grandes destructions dans le district de Québec, a reçu plusieurs attaques considérables au mois d’octobre dernier, par différents Animaux, qu’ils avaient armés et incendiés contre ce Monstre; et surtout le 3 novembre suivant, il a reçu un coup si furieux, d’une petite Bête maigre, qu’on a cru qu’ils étaient entièrement délivrés de cet Animal fatal, comme il s’est retiré quelque temps après dans son Trou, à la grande Satisfaction du Public. Mais ils viennent d’apprendre, comme le plus sûr des malheurs, que cette Bête n’est pas entièrement détruite, mais qu’elle recommence à se montrer, plus furieuse que jamais, et fait un terrible Hovock partout où elle va… Méfiez-vous donc des ruses de cette Bête malveillante, et prenez bien soin de tomber dans ses griffes.”

En juin dernier, la Gazette de Québec avait rapporté que le loup-garou avait été aperçu à l’extérieur des murs de pierre de la ville de Québec. Déguisé en mendiant, le loup-garou espérait mieux traquer sa proie. Peu de temps après, le journal a rapporté que le loup-garou se dirigeait vers Montréal. Le journal a averti ses lecteurs: “Il est recommandé au public d’être aussi prudent avec lui qu’avec un loup vorace.”

Le loup-garou est tellement ancré dans la culture québécoise que des universitaires rédigent des thèses entières sur le sujet. En octobre 2017, Félix-Antoine Charest publie La représentation du loup-garou dans l’imaginaire québécois à l’UQAM (Université du Québec à Montréal).

La Bibliothèque électronique du Québec a même publié un livre en ligne gratuit de 154 pages intitulé Histoires de loups-garous Contes québécois du 19ème siècle.

Il semble que les loups-garous soient également populaires dans tout le pays et les gens peuvent même en inclure des images lorsqu’ils envoient des lettres et des colis. Postes Canada a émis deux timbres représentant le légendaire loup-garou, l’un en 1990 et l’autre en 1997.

Sur une note encore plus légère, il existe un jeu de société appelé Loup-Garou pour une nuit où les joueurs peuvent vivre l’expérience d’être un loup-garou après le coucher du soleil.

En conclusion, le loup-garou terrorise depuis longtemps Tiohtià:ke/Montréal et d’autres régions du Québec. La seule question qui reste est de savoir quand aura lieu la prochaine observation de loup-garou?

Nouvelles de la société

Montréal hanté est heureux d’annoncer notre nouvel événement virtuel hanté:

Histoires de fantômes d’hiver: Une tradition québécoise!

Préparez un verre de vin chaud ou de brandy, allumez votre ordinateur et remontez le temps pour célébrer Noël dans le style de l’époque victorienne de Montréal. À l’époque, le récit d’histoires de fantômes autour du foyer était l’une des traditions les plus populaires de la ville!

Les invités seront régalés par les histoires de fantômes d’hiver du passé de Montréal et entendront parler des célèbres carnavals d’hiver des années 1880. De magnifiques châteaux de glace ont été construits sur la place du Dominion – sur les tombes de dizaines de milliers de victimes du choléra.

Apprenez la légende canadienne-française d’une maison fantôme rustique – et de l’avare qui y a été emprisonné pendant des décennies ! Apprenez tout sur le réseau d’égouts hanté de Montréal et sur un accident tragique survenu un soir de Noël, qui a conduit un collectionneur à être assailli par le fantôme dérangé d’un vagabond.

Découvrez l’histoire de fantôme la plus populaire des années 1800 à propos d’un riche baron de la fourrure qui a été fréquemment repéré descendant le mont Royal en toboggan dans son propre cercueil après sa mort prématurée. Enfin, découvrez l’hôtel le plus hanté de Montréal – et le fantôme de la Dame en blanc qui apporte avec elle des températures glaciales partout où elle se promène!

Histoires de fantômes d’hiver: Une tradition québécoise est idéale pour les fêtes de Noël d’entreprise, les réunions de famille et comme cadeau de Noël pour ceux qui s’intéressent à l’histoire dérangée de Montréal et aux histoires de fantômes!

Les séances de narration publiques et privées sont disponibles en anglais et en français.

Des séances publiques de narration ont lieu tous les vendredis soir à 20 heures.

Les sessions privées sont basées sur la disponibilité de nos acteurs professionnels et peuvent être organisées en envoyant un courriel à info@hauntedmontreal.com.

Les billets sont en vente dès maintenant!

Nous vous invitons également à participer à notre sondage. Le but est de connaître vos goûts et préférences afin de développer des visites virtuelles (Covid nous y oblige!) Et des visites en personne lorsque la situation le permet! Merci d’avoir pris le temps de répondre aux questions.

Montréal hanté aimerait remercier tous nos clients qui ont assisté à une promenade fantôme, une tournée de pub hantée ou une enquête paranormale en 2020-2021!

Si l’expérience vous a plu, nous vous encourageons à rédiger une critique sur notre page Tripadvisor, ce qui aidera Montréal hanté à commercialiser ses tournées.

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À venir le 13 fevrier: Les châteaux de glace hantés de l’ère victorienne à Montréal

Au cours des années 1880, les Montréalais ont organisé des carnavals d’hiver élaborés et ont érigé d’énormes châteaux de glace sur la place du Dominion. Ces magnifiques structures étaient illuminées la nuit et des feux d’artifice colorés étaient lancés à la stupéfaction des grandes foules sous le ciel nocturne glacial. On disait aussi que les châteaux de glace étaient hantés parce que la place du Dominion était établie sur l’ancien cimetière du choléra de Saint Antoine, qui avait fermé en 1854 étant plein. Avec des dizaines de milliers de cadavres enterrés sous le parc, la rumeur voulait que les morts soient mécontents de ces célébrations qui se déroulaient dans leur cimetière. En 1899, les morts ont eu leur revanche.

Donovan King est un historien postcolonial, il est également enseignant, guide touristique et acteur professionnel. En tant que fondateur de Montréal hanté, il combine ses compétences pour créer les meilleures histoires de fantômes, se déroulant à Montréal, à la fois en écriture et en théâtre. King est titulaire d’un DEC (théâtre professionnel, collège John Abbott), d’un baccalauréat en Beaux-Arts (théâtre dramatique en éducation, université de Concordia), d’un baccalauréat en éducation (histoire et enseignement de l’anglais, université de McGill), d’une maîtrise en théâtre (université de Calgary) et d’AEC (Montréal guide touristique, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec). Il est également certifié comme Spécialiste de Destination Montréal.

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