Bienvenue à la 58ème édition du blogue de Montréal hanté ! Avec plus de 350 histoires de fantômes documentées, Montréal est sans conteste la ville la plus hantée du Canada, voire de toute l’Amérique du Nord. Montréal hanté se consacre à la recherche de ces histoires paranormales et son blogue, Montréal hanté, dévoile une nouvelle histoire de fantômes se déroulant à Montréal le 13 de chaque mois ! Ce service est gratuit et vous pouvez vous inscrire à notre liste de diffusion (en haut à droite pour les ordinateurs et en bas pour les appareils mobiles si vous souhaitez le recevoir tous les 13 du mois) !

Montréal hanté est heureux d’annoncer que les responsables de la santé publique nous ont permis de reprendre les visites, à condition que la distanciation sociale soit respectée.

Ainsi, nous proposerons des visites en français et en anglais les samedis soirs de juin et juillet. Il y aura un maximum de 15 clients par visites hantée.

Les billets sont en vente maintenant!

Des visites privées sont également disponibles pour des groupes de 15 personnes maximum.

Notre blog de juin explore l’un des espaces verts les plus hantés de la ville. Situé dans le quartier en plein essor de Griffintown, un magnifique parc rappelle l’époque où ce quartier de condos était le plus tristement célèbre bidonville irlandais du Canada.

Recherche hantée

Le parc de St. Ann contient les ruines d’une église qui portait le même nom.

Autrefois le centre actif de la communauté de Griffintown, cette église bien-aimée a été démolie sans cérémonie en 1970 dans le cadre d’un projet de « rénovation urbaine ».

Depuis lors, le terrain a été témoin de plusieurs activités paranormales et de nombreux propriétaires de nouveaux appartements sont convaincus que le parc est hanté.

Selon certains nouveaux résidents du Griff, ces ruines mystérieuses produisent parfois de l’activité paranormale. Ce fut le site de l’église Sainte-Anne, le coeur social du Griffintown pour plus de 120 ans. 

Parfois les nouveaux résidents affirment avoir entendu sonner les cloches de l’église, même si elle n’est plus là. Un autre incident étrange se produisit lors d’une nuit brumeuse d’octobre en 2011, quand un acheteur potentiel de condo était à visiter le quartier. Il affirme avoir vu sur le site des ruines, une procession funéraire fantomale. Il fut impressionné par un élément dans le condo du Carré de la montagne. En retournant à sa voiture sur la rue de la Montagne lorsqu’il remarqua soudainement quelque mouvement dans la brume derrière les arbres du parc.

En scrutant à travers la brume, il put discerner six fantômes endeuillés autour d’un cercueil où avait été l’autel de l’église. Le fantôme d’un curé semblait bénir le cercueil, après quoi plusieurs enfants de choeur se furent matérialisés. Même si le visiteur n’en pouvait rien entendre, il crut entendre les garçons chanter. Leur chant terminé, le cercueil fut soulevé par les gens en deuil, et le prêtre mena la procession vers la sortie. Juste avant qu’ils atteignissent la rue, la scène disparut dans la brume. Il va sans dire que suite à cela, il n’acheta pas le condo.

L’Église Sainte-Anne a une histoire intéressante. Bâtie en 1854 sur le site d’un autel, la population croissait alors une église nouvelle fut fondée sur le même site. L’église bien-aimée devint le coeur de la communauté.

La vieille église était animée et avait vue des baptêmes incalculables, des communions, des mariages, des obsèques et messes, sans oublier les confessions des nombreux péchés commis dans le Griff. Certaines nuits, quand le quartier s’amuïssait, une figure silencieuse s’immisçait dans le presbytère à la recherche d’un prêtre afin de recevoir, pour un membre de sa famille, l’onction des malades.

Les obsèques étaient une chose très importante dans le Griff ; et quand quelqu’un mourrait, leur corps, qui était cueilli par le salon funéraire Feron pour l’embaumement, retournait à la maison dans un cercueil pour la veillée funèbre irlandaise traditionnelle.

Les logements exigus étaient décorés avec du papier crêpe noir, et souvent le cercueil devait être tiré en haut d’étroits escaliers, ou par une fenêtre de la maison. La veillée funèbre était une affaire de trois jours, impliquant une fête entre les vivants et le mort. Avec le corps exposé dans le cercueil ouvert et entouré par six chandelles, les gens en deuil offraient leurs condoléances, buvant un copieux montant d’alcool, jouant de la musique, chantant et fêtant. C’était chose commune de sortir le corps du cercueil pour une dernière danse dans la salle.

Souvent les invités qui avaient bu trop d’alcool s’évanouissaient. Une farce préférée dans le Griff était de retirer le corps du cercueil et le remplacer par un invité soûl, à qui la face était peinte avec de la cire noire à chaussures. Quand une personne se réveillait dans le cercueil, elle ressentait souvent une vague de terreur en pensant qu’elle était morte du typhus.

Lors d’un incident pareil, un homme, qui se fut réveillé dans un cercueil, fut tellement effrayé qu’il dut partir en ambulance. Malheureusement, le bon temps ne devait pas durer.  

En 1963 le maire Jean Drapeau re-zona Griffintown en zone industrielle, et annonça le projet Bonaventure : une autoroute passant à travers le quartier.

Plusieurs maisons furent démolies par la ville, ou abandonnées, et le quartier devint vite un mélange d’industries, de stationnements et de maisons abandonnées. Des milliers d’habitants de Griffintown quittèrent le quartier pour trouver du travail et un logement ailleurs. 

En 1970, la population du Griffintown avait plus ou moins disparu. L’église Sainte-Anne n’avait presque plus de paroissiens ; elle fut démolie alors pour faire un parc.

Les fondations de l’église furent préservées et des bancs furent placés là où avaient été ceux de l’église. 

Aujourd’hui, les ruines de l’église sont le souvenir hantant des vieux jours du Griff en tant que communauté appauvrie. Que ce soit le son des cloches qui n’existent plus ou des processions funéraires de jadis, les résidents mieux nantis doivent affronter l’activité paranormale ici. Quant aux premiers citoyens expulsés dans les années 1960 durant la démolition du vieux quartier, ils disent que le Griff n’est plus que « le fantôme d’un quartier qui a vogué à la dérive ».

Les ruines de l’église Sainte-Anne sont peut-être le meilleur souvenir des jours où le Griff était un bidonville animé.

Les anciens paroissiens viennent toujours une fois par an sur les ruines, le jour de la fête de Sainte Anne (26 juillet), pour célébrer la messe en plein air.

Tout comme les ruines qui s’effondrent, les paroissiens vieillissent et un jour, cet important événement religieux pourrait s’arrêter, à moins que d’autres ne se joignent à eux pour maintenir la tradition. Il est organisé par le  Ancient Order of Hibernians.

L’édition 2020 a été annulée en raison de la pandémie, mais on espère qu’elle reviendra en 2021.

Malheureusement, beaucoup de nouveaux résidents du Griff ignorent toute l’histoire importante qui s’est déroulée sur le site, et la ville de Montréal a même remplacé une plaque représentant l’église en 2018 par une plaque représentant tout le quartier à sa place.

Pour que les visiteurs du parc puissent visualiser la magnifique église Sainte-Anne, Montréal hanté a demandé aux conseillers municipaux Craig Sauvé et Sterling Downey de remettre la plaque originale ou d’ajouter son image historique à la nouvelle version.

Après tout, les ruines de l’église Sainte-Anne sont peut-être le meilleur souvenir du temps où le Griff était un bidonville irlandais animé.

 

Nouvelles de la société

Montréal hanté est heureux d’annoncer que nos visites commencent lentement à reprendre après que le Bureau de la santé publique nous en ait donné l’autorisation. Les participants doivent rester à 2 mètres l’un de l’autre. Nous avons donc réduit le nombre maximum de participants à 15 par visite.

Les visites publiques seront proposées en anglais et en français le samedi soir uniquement pour les mois de juin et juillet. Veuillez noter qu’il est possible qu’il n’y ait pas de toilettes disponibles.

Voici le calendrier :

Samedi 27 juin :

20h Le centre-ville hanté (v.f.)

20h30 Haunted Downtown (v.a.)

Samedi 4 juillet :

20h Mont-Royal hanté (v.f.)

20h30 Haunted Mountain (v.a.)

Samedi 11 juillet :

20h Griffintown hanté (v.f.)

20h30 Haunted Griffintown (v.a.)

Samedi 18 juillet :

20h Le centre-ville hanté (v.f.)

20h30 Haunted Downtown (v.a.)

Samedi 25 juillet :

20h Enquête paranormale (v.f.)

20h30 Paranormal Investigation (v.a.)

Les billets sont en vente maintenant!

De nouvelles visites seront ajoutées si la demande est suffisante.

Des visites privées sont également disponibles pour des groupes de 15 personnes maximum. Veuillez contacter info@hauntedmontreal.com pour obtenir un devis.

Nous allons bientôt mettre à jour notre calendrier pour le mois d’août jusqu’à la saison d’Halloween, en fonction des directives du département de la santé publique.

Montréal hanté aimerait remercier tous nos clients qui ont assisté à une promenade fantôme, une tournée de pub hantée ou une enquête paranormale en 2019 – 2020 !

Si l’expérience vous a plu, nous vous encourageons à rédiger une critique sur notre page Tripadvisor, ce qui aidera Montréal hanté à commercialiser ses tournées.

Enfin, si vous souhaitez recevoir le blogue de Montréal hanté le 13 de chaque mois, veuillez vous inscrire à notre liste de diffusion.

 

À venir le 13 juillet : Le prix hanté

En avril 2019, Montréal hanté s’est vu décerner un prix de voyage et d’hospitalité pour « l’expérience la plus unique au Québec » de l’année. Montréal hanté a payé les frais de livraison associés pour recevoir le magnifique trophée de cristal. Malheureusement, ce prestigieux prix est maintenant manquant. L’employé qui s’est occupé des formalités administratives pour réclamer le prix a quitté l’entreprise, puis l’a annoncé : « Je mérite ce prix », même s’il a été décerné à Montréal hanté. Malgré les efforts de Montréal hanté pour récupérer sa récompense, l’ancien employé ne l’a pas restituée. Parce que Montréal hanté emploie des personnes travaillant dans les anciens royaumes de la magie et du paranormal, un sort a depuis été jeté sur la récompense vitreuse, la rendant très hantée en effet. D’après le lanceur du sort, il a été rendu hanté pour s’assurer que toute personne qui garde la récompense loin de la compagnie pendant plus de 7 jours souffrira de malchance fréquente jusqu’à ce qu’elle soit rendue.

 

Donovan King est un historien postcolonial, il est également enseignant, guide touristique et acteur professionnel. En tant que fondateur de Montréal hanté, il combine ses compétences pour créer les meilleures histoires de fantômes, se déroulant à Montréal, à la fois en écriture et en théâtre. King est titulaire d’un DEC (théâtre professionnel, collège John Abbott), d’un baccalauréat en Beaux-Arts (théâtre dramatique en éducation, université de Concordia), d’un baccalauréat en éducation (histoire et enseignement de l’anglais, université de McGill), d’une maîtrise en théâtre (université de Calgary) et d’AEC (Montréal guide touristique, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec). Il est également certifié comme Spécialiste de Destination Montréal.

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