Bienvenue à la trente-quatrième édition du blogue de Montréal hanté. Nos articles paraissent les 13 du mois. Cette fois nos recherches se focalisent sur l’hôpital Royal Victoria, une structure manoiresque sise sur les pentes du mont Royal. Réputé être l’un des sites les plus hantés de Montréal il est infesté de spectres. Montréal hanté est à ce jour en mode hivernal et n’offre aucune visite hantée publique avant mai 2018. Restez à l’écoute des idées qu’on émettra au fil des mois d’hiver !

RECHERCHE DU PARANORMAL

 

Sur les pentes est du mont Royal sis abandonné l’Hôpital Royal Victoria, une structure inquiétante, sombre et imposante. Bâti en 1893 dans le style baronnial écossais, l’hôpital fut en activité pour plus d’un siècle avant sa fermeture et son relogement en 2015. Le Royal Vic fut le témoin du décès de milliers de gens au cours de sa vie, et les rumeurs disent que le vieux bâtiment devint trop hanté pour que ses patients y pussent recouvrer paisiblement la santé.

Affectueusement surnommé le « Royal Vic », l’hôpital fut établi à cause de l’absence à Montréal de services hospitaliers en anglais, à la fin du 19e siècle. L’entreprise couteuse fut couverte par les contributions financières de deux immigrants écossais, Donald Smith et George Stephen.

Posé sur un terrain de 18 acres, l’hôpital fut conçu par le proéminent architecte britannique Henry Saxon Snell et construit avec du calcaire de Montréal. Cet immense établissement médical fut bâti pour former des infirmières et soigner tous les besoins des malades de « toute croyance et toute nationalité ».

Au fil des ans, la philanthropie de plusieurs membres de la communauté anglophone de Montréal aida l’hôpital à devenir un centre capital de soins et d’enseignement. Certains des médecins et des chirurgiens les plus talentueux de la ville y ont oeuvré, tels que John McCrae, auteur du poème In Flanders Fields (Dans les champs des Flandres).

En 1920, le Royal Vic devint un institut de recherches médicales attaché à l’Université McGill et accomplit la première transplantation cardiaque du Commonwealth britannique en 1958. Depuis, l’hôpital a une longue liste de réussites médicales.

Actuellement, le Royal Vic fait partie du réseau hospitalier de l’Université McGill (MUHC), un conglomérat d’hôpitaux et de services médicaux. En 2015, le MUHC relogea le Royal Vic en le fusionnant au nouveau super-hôpital Glen à N.D.G., abandonnant le bâtiment originel en calcaire sur les pentes du mont Royal.

En effet, l’une des raisons du déménagement est parce que le vieil hôpital fut déclaré trop hanté. Dans le passé, les visiteurs rapportaient avoir été parfois témoins d’apparitions d’anciens patients errant dans les couloirs, vêtus d’une chemise démodée des 1800. Des pas spectraux et l’écho des voix désincarnées pouvaient être entendus au fond des couloirs d’hôpitaux. Des sonnettes, dans des chambres vides, appelaient des infirmières à des patients non-existants. D’étranges anomalies lumineuses, tels des globes flottants et des lumières scintillantes, seraient apparues à l’occasion. Il fut dit que « les morts trépassaient ici, mais n’en partaient pas. »

Des patients ont eu des expériences aussi étranges qu’effrayantes dans le vieux Vic. Selon des témoignages variés, ce n’était pas le meilleur hôpital pour la quiétude pendant la convalescence.

Une femme particulièrement chétive fut opérée en 1996. Connue juste sous DB, elle relata son expérience sur le défunt site hauntednorthamerica.net. DB n’aimait pas les hôpitaux et n’était pas enchantée par les rumeurs de présences fantomales dans le Vic. À la suite de son opération, DB y eut quelques expériences bizarres. Elle témoigna : « Au lit, je me suis réveillée dans une flaque de sang dans mon lit et mes pyjamas. Croyant que mes sutures s’étaient rompues, j’ai sonné l’infirmière. Vinrent une, deux puis enfin trois d’entre elles. Elles étaient perplexes. Mon bandage était intact ; nul sang sur ma peau. Elles décidèrent de l’ôter pensant peut-être qu’il y aurait une fuite quelque part autour. Une fois la chose faite, tout était bien. Je ne saignais de nulle part, c’était très étrange. Si mon corps entier ne montrait aucun signe de sang, mon lit et mon pyjama en étaient pleins. Plus tard, après observation, le médecin trouva que j’étais dangereusement anémique et avais besoin d’une transfusion de 2 pintes de sang. »

Malgré sa perturbation, DB a décrit l’expérience étrange comme une bonne chose, disant « pour une raison bizarre ç’a sauvé ma vie. »

Lors de sa convalescence, elle eut une autre expérience paranormale. DB dut visiter le poste des infirmières pour une procédure de suivi. Elle a écrit : « Me voilà donc marchant dans le couloir, juste un petit va-et-vient, me mêlant de mes affaires ; je n’ai jamais parlé avec personne sur l’étage. Soudain, une vieille dame, debout à côté d’une des portes de la chambre, tient la longue chose en fer qu’on traine avec soi et qui tient le sac intraveineux duquel s’égoutte la solution salée qui nous garde hydratés. » 

La dame parla à DB en lui disant : « Tu veux vraiment sortir de là, non ? »

DB était un peu paniquée par ce qu’avait dit la femme âgée, car elle ne l’avait jamais vue auparavant (ni après) et c’était impossible pour elle de savoir à quoi DB pensait. DB a écrit :

« Un sentiment étrange m’envahit, comme, je savais qu’il ne fallait pas répondre… je le sentais… Pour quelque étrange raison je savais que je ne devais lui parler. Le poste des infirmières était près et le sentiment semblait me dire que les infirmières ne devaient pas me voir « lui parler ». Alors je hochai la tête à peine. »

La vieille dame avisa ensuite DB : « Redresse ton dos et marche aussi vite que tu le peux devant le poste des infirmières. Ça va faire mal, mais tu vas sortir à temps. »

DB prit une grande respiration, se redressa et marcha une douzaine de pas vers le poste aussi vite qu’elle le put.

Bien que la procédure lui « fît très mal », DB fut contente lorsque, l’après-midi venue, le médecin vint la voir. Il lui donna congé, ce qui la surprit ; elle ne devait être libre de partir qu’avant plusieurs jours.

DB attribua ce congé rapide au conseil de la vieille dame. En effet, elle se mit à penser que la dame aurait pu être un fantôme. Elle déclara : « Au retour chez moi, je ne pouvais comprendre pourquoi je ne lui avais jamais parlé. Je sentis que si je l’avais fait, les gardes m’auraient vue parler à un mur. »

Quelques mois suivants, DB retourne à l’hôpital Royal Victoria pour un suivi routinier, mais son rendez-vous était sur un autre étage. À ce moment-là, des rénovations empêchaient l’usage des ascenseurs. Pendant que DB montait à l’étage de son rendez-vous, l’appareil s’arrêta d’un coup à l’étage où elle avait vu la vieille dame fantôme. Quand les portes s’ouvrirent, elle fut stupéfaite en voyant la même tige de soluté positionnée au même endroit où elle avait rencontré la vieille dame.

« C’était juste étrange, » a écrit DB, « comme un rappel en sorte ».

 

L’histoire étrange de DB ne fut qu’une de plusieurs qui empestèrent patients et personnel à l’hôpital Royal Victoria au fil des ans. En 2013, avec l’approche de l’Hallowe’en, des ennuis surgirent quand des employés décidèrent de publier leurs propres histoires de fantômes sur le site web de l’hôpital. Le 30 octobre, le Royal Vic annonça : « Dans l’esprit d’Hallowe’en cette semaine, nous aimerions partager des histoires de fantômes troublantes que le personnel du MUHC nous a soumises. En tout, trois récits, tous dérangeants, furent mis en ligne.

Le premier, titré : Œuvre d’art hantée, décrit une peinture qui dérangeait les gens assez malchanceux de passer devant elle dans un des pavillons :

« Accrochée au mur de l’unité des patients du pavillon Ross de l’Hôpital Royal Victoria était une peinture unique. La scène montrait une maison et un beau paysage, mais patients et personnel rapportaient qu’une vieille dame apparaissait parfois dans la fenêtre, les yeux fixés vers l’extérieur. Les patients ont dit avoir vu la dame âgée quitter la maison, regarder autour et y rentrer. L’oeuvre a été si troublante que patients et personnel ont décidé de la décrocher du mur. »

Qu’un lien existe ou non entre la dame de l’oeuvre et celle avec la tige à soluté rencontrée par DB est inconnu, mais des questions se posent sur le pourquoi de la présence fantomale de la vieille dame à l’hôpital.

La seconde histoire sur le site : Fantôme à l’HRV, parle d’une infirmière épuisée qui fut harcelée par deux esprits brumeux et malveillants alors qu’elle se reposait sur un canapé :

« Une nuit à l’Hôpital Royal Victoria, une infirmière prenait sa pause. Couchée sur un canapé, elle vit une apparition au-dessus d’elle, qu’elle décrivit comme une lumière blanche lumineuse. Elle se leva pour la mieux voir et lui dit de partir. Quand ça ne bougeait plus, elle agit en lui passant la main à travers plusieurs fois pour chasser la « brume ». Finalement,  au lieu de partir, c’est revenu avec deux autres apparitions. Elle tenta de crier, mais rien ne sortit. Les apparitions quittèrent enfin, mais l’infirmière ne se reposa plus jamais sur ce canapé. »

La dernière des trois histoires eut un titre inquiétant : Porte barrée.

« Un patient venait de mourir dans le M5 cardiaque de l’Hôpital Royal Victoria. Le personnel, après s’être occupé du corps, ferma la porte jusqu’à la visite de la famille. Plus tard, ils réalisèrent que la porte s’était verrouillée de l’intérieur. Personne n’était dans la chambre à part le patient mort. La sécurité dut débarrer la porte. Le personnel pensa que le patient n’avait voulu que sa famille le vît ainsi. »

Suivant la publication des histoires de fantômes du Royal Vic, certains patients en vinrent à se plaindre que ces récits sombres nuisaient à leur quiétude. Simplement dit, pour se rétablir efficacement, ils sentaient qu’ils devaient être paisibles et en sécurité plutôt qu’inquiets et apeurés.

Les responsables rassurèrent les plaintifs de ne rien craindre, car des plans étaient faits pour déménager les opérations du Royal Victoria au Glen, le nouveau super-hôpital. Le vieil hôpital, qui pour certaines gens est vu comme trop hanté après plus d’un siècle à l’oeuvre, serait abandonné une fois pour toutes. La pensée à l’époque était que les fantômes seraient portés à demeurer dans les vieux bâtiments, à savoir que patients et personnel n’auraient plus à leur faire face dans le nouvel édifice brillant. Pour les bâtiments comprenant le vieil Hôpital Royal Victoria, ils pourraient servir à autre chose.

Dans ce temps là, l’ex-maire de Montréal, Denis Coderre, annonça qu’il allait rencontrer les élus provinciaux pour essayer d’imposer un plan de réutilisation du vieil hôpital.

Il expliqua : « Nous travaillons ensemble parce que nous ne voulons créer un village fantôme là-bas. »

Comme promis, en 2015, tout le personnel et les patients furent déplacés vers le nouveau Glen à N.D.G., quelques kilomètres à l’ouest du Royal Vic. Vue comme étant « le plus grand relogement d’hôpital de l’histoire canadienne », l’opération débuta à 7 heures, dimanche le 26 avril. Au total, 154 patients furent transférés du vieil hôpital par un cortège d’ambulances au nouveau Glen, dont le premier fut un bébé en soins intensifs néonatals.

Au cours des heures suivantes, une ambulance partirait à peu près chaque trois minutes. Pour marquer l’évènement, le Black Watch, régiment royal écossais, rendit hommage par une cérémonie avec des cornemuses fiévreuses.

Peu après le tintement des douze cloches de midi l’opération fut complète. Après 122 ans d’activité constante, le vieil hôpital Royal Victoria vit ces volets fermés sans cérémonie, laissant ses fantômes derrière une fois pour toutes.

L’urgentologue Greg Clark était visiblement soulagé à la suite du déménagement réussi. Il dit aux journalistes : « On est très excité d’avoir l’opportunité d’être dans cet hôpital moderne ».

Le nouveau site du Royal Vic, le super hôpital Glen ou le MUHC, est un édifice aux soins de santé à la fine pointe de la technologie. Étendu sur cinq pâtés de maisons, le complexe hospitalier a 346 lits pour adultes, 154 lits pour enfants, plus de 8000 employés et un institut de recherche attaché à l’Université McGill.

Depuis, d’autres hôpitaux y ont emménagé tels que l’Institut de Montréal, l’Institut thoracique de Montréal, le Centre du cancer des Cèdres, l’Hôpital pour enfants de Montréal et l’Hôpital Shriners pour enfants. Le nouveau Royal Vic a l’honneur d’occuper le centre même de cet énorme complexe de santé.

Alors que le super hôpital battait son plein avec ses nombreux et nouveaux arrivants, l’ancien Royal Vic prit une façade morne, ses fenêtres vides fixant la ville plus bas. Avant toute décision prise sur la réutilisation des bâtiments, les vieilles structures se mirent à prendre une ambiance hantée que l’ex-maire tentait d’éviter.

Bien que plusieurs Montréalais se soient mis à fuir l’ancien hôpital, d’autres plus braves, décidèrent d’essayer de s’en servir pour le mieux. À l’occasion, ils s’en servent pour un tournage ou une autre activité culturelle.

À peine quelques mois après la fermeture du Royal Vic, la dramaturge Alyson Grant écrivit une pièce de théâtre à immersion sur site titrée Progrès, dont l’action a lieu dans l’ancien salon des infirmières.

Inspirée peut-être par les entours sinistres du lieu, Grant inclut plusieurs fantômes dans son oeuvre dramatique. Dans sa critique de la pièce, Jim Burke de la Gazette de Montréal a écrit : « Ça commence par un patient d’âge mûr qui se réveille de sa tentative de suicide face à deux spectres vaudevillistes victoriens en plein spectacle de leur vie. Ils représentent les deux premiers patients à mourir dans la chambre de l’infirmerie en 1893, ce qui permet à Grant de raconter les 120 ans de l’histoire de l’hôpital. »

Dans l’article, Grant a écrit : « Le Royal Vic pèse lourd dans la vie des Montréalais en siégeant sur la colline ici. Combien nombreux ils sont à connaitre les coins et recoins de l’hôpital. Ils ont sillonné les couloirs ou tenu la main de mourants ici. Ils naquirent ici, ou enfantèrent ici, ou guérirent ici. »

Sur la fermeture de l’hôpital, Grant ouvertement songea aux fantômes : « Qu’arrivera-t-il à tous ces gens qui sont morts ici ? Non littéralement, mais leur esprit, ou mon sens de leur esprit. »

Elle a expliqué que dans sa pièce les deux fantômes sont fâchés à cause qu’« ils devaient être là pour toujours, s’occupant des mourants dans leur chambre, sauf que tout cela a été changé. »

Pour Grant, cette dynamique paranormale fut un point important pour Montréal : « Dans le psychisme de la ville, c’est une chose énorme. »

Grant n’était pas la seule personne à penser encore aux fantômes de l’hôpital abandonné.

En août 2017, les auteurs Mark Leslie et Rhonda Parrish publièrent Haunted Hospitals: Eerie Tales About Hospitals, Sanatoriums, and Other Institutions (Les hôpitaux hantés : Récits angoissants sur les hôpitaux, sanatoriums et autres établissements).

Le livre est présenté comme tel :

« Les hôpitaux devraient être des lieux de guérison, de naissance et d’espoir. Mais avec tous les hauts et les bas qu’ont vécus ses bâtiments, est-ce une merveille que des échos y persistent sans fin ? »

Le livre couvre différents établissements et présente « des contes terriblement angoissants du Canada, des États-Unis et autour du monde ». Sûrement, les nombreux fantômes de l’Hôpital Royal Victoria de Montréal sont racontés aux pages 83-86.

Rhonda Parrish, la coauteure, a expliqué : « Si les phénomènes paranormaux vont se produire, quel meilleur endroit qu’un hôpital ? Jour après jour, les expériences humaines extrêmes se jouent dans les murs des hôpitaux. Le plus intense des émotions y est vécu encore et encore : naissance ; décès ; traumatisme ; souffrance… De plus, s’il y a des esprits humains lié sur terre par des traumatismes, des perturbations ou des affaires inachevées, quel meilleur endroit pour forger les chaines qui les retiennent qu’un hôpital ».

Avec autant de buzz autour de l’hôpital hanté, Radio Canada envoya l’examiner, plus récemment, un chroniqueur urbain. Juste avant l’Hallowe’en en 2017, Hugo Lavoie reçut la mission d’explorer la face cachée du vieil Hôpital Royal Victoria pour Gravel le matin, une émission francophone.

Le segment fut titré Visite du tunnel de la mort de l’ancien hôpital Royal Victoria”

Accompagné par le Dr Jonathan Meakins, qui est chargé du patrimoine au vieux Royal Vic, et la conservatrice Alexandra Kirsh, Hugo Lavoie débuta sa visite par l’ancienne urgence.

Il a raconté : « Quand les choses vont mal, on meurt et on est emmené à la salle d’autopsie. Il faut descendre au sous-sol pour traverser le couloir malfamé. C’est un peu inquiétant. » Son prochain arrêt fut le malfamé Tunnel de la mort.

Lorsque l’hôpital battait son plein, le Tunnel de la mort était très occupé. Quand un patient mourrait, le corps était déposé dans une boite large et puis transporté dans un tunnel macabre, passant sous la rue Université, jusqu’à la salle d’autopsie à l’Institut de pathologie.

« Si vous n’avez pas une espèce d’inquiétude dans ce tunnel », a dit le Dr Jonathan Meakins, « vous avez un niveau de courage ou d’imbécilité intournable. »

Maintenant que l’hôpital est abandonné, les bâtiments, tunnels et environs sont plus inquiétants que jamais. Bien que personne ne sache quel sort lui est réservé, l’Université McGill adjacente l’a bien à l’oeil. L’université a l’espoir d’étendre son campus pour en accroitre l’espace d’enseignement et de recherche. McGill espère créer un « laboratoire vivant » ultramoderne avec de nouvelles façons d’aborder, de gérer et d’attaquer des problèmes complexes. L’université a même créé une série de vidéos bien conçues de leur proposition d’intégrer l’ancien hôpital et son site dans le campus.

Le plan est de préserver le patrimoine de l’hôpital en ouvrant des espaces verts, améliorer l’accès au mont Royal et réduire la hauteur de certains gratte-ciel permettant une meilleure ligne d’horizon. Un atrium impressionnant en vitre est aussi dans les cartes.

Que McGill réussisse ou non d’acquérir l’Hôpital Royal Victoria relève de la pure spéculation. Seule une chose est certaine : quiconque hérite de ce vieil hôpital inquiétant héritera aussi de son passé paranormal — et, bien sûr, de ses fantômes !

 

BULLETIN DE NOUVELLES

Montréal hanté, présentement en mode hivernal, n’offre plus ses visites hantées avant mai 2018. Toutefois, les visites privées sont possibles pour des groupes de 10 personnes et plus, selon la disponibilité de nos conteurs et des conditions météorologiques.

Montréal hanté a été contacté par une entreprise de médias , parce qu’ils souhaitent filmer un épisode sur les fantômes et leur activité dans le Griffintown. Basé au Royaume Uni, l’entreprise a recours à Montréal hanté pour l’aider à trouver des gens prêts à partager leur histoire personnelle de fantôme du Griff. Le tournage aura lieu fin Avril ou début Mai 2018.

Avez-vous une histoire du Griffintown ou une expérience paranormale à partager ? Voulez-vous passer à la télévision ?

Veuillez contacter Donovan King à info@hauntedmontreal.com

En outre, Montréal hanté a fait des recherches intensives sur de potentielles activités d’hiver, comme la trainée des bars. Après avoir visité Charleston en Caroline du Sud et Savannah en Géorgie, nos chercheurs distillent maintenant de l’information recueillie dans l’espoir de créer des activités d’hiver à Montréal.

Nous offrirons peut-être un prototype tôt en 2018, mais nous planifions une saison complète pour l’hiver prochain.

Un grand merci à tous les clients et clientes qui ont participé à nos visites hantées au cours de 2017. Si vous avez adoré l’expérience, nous vous encourageons d’écrire une critique sur notre Page Tripadvisor, un geste qui aide à vendre les visites de Montréal hanté. Enfin, si vous souhaitez lire notre blogue les 13 de chaque mois, veuillez vous inscrire à notre liste d’envoi.

À venir le 13 mars : La Roche noire

La Roche noire ou le Rocher irlandais sied au centre d’un refuge sur la rue Bridge et marque le lieu de repos final d’environ 6000 victimes de la Grande Famine d’Irlande. En 1847, Montréal fut inondé par des dizaines de milliers de réfugiés irlandais. Après la traversée de l’océan atlantique sur des « bateaux-cercueils », beaucoup étaient atteints par le typhus, une maladie mortelle. Des abris de fièvre furent érigés ; ceux qui en moururent se furent vite « retranchés » dans une fosse commune au creux de la nuit. Pour commémorer les Irlandais morts, la Roche noire fut érigée le 1er décembre 1859 quand des bâtisseurs travaillant sur le pont Victoria découvrirent une fosse commune. Pendant plus d’un siècle, la communauté irlandaise a continué sa marche à la Roche noire, le troisième dimanche de mai.  La ville est toujours hantée par Black ’47, l’une des pires tragédies de l’histoire de Montréal. Donovan King est un historien, enseignant et acteur professionnel. En tant que fondateur de Montréal hanté, il unit ses talents pour trouver les meilleures histoires de fantômes montréalais, et les livrer par l’écriture et le jeu d’acteur. King déteint un DEC (Interprétation, Collège John Abbot), BFA (Drama-in-Education, Concordia), B.Ed (Histoire et Enseignement de l’anglais, McGill), une MFA (Études théâtrales, Université de Calgary) et une AEC (Guide touristique de Montréal, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec).

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