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	<title>Quartier de spectacles &#8211; Haunted Montreal</title>
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	<description>Ghost Tours</description>
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		<title>Blogue de Montréal hanté #12 &#8211; La Cinémathèque québécoise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[hauntedmontreal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 13:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Générale]]></category>
		<category><![CDATA[Cinémathèque québécoise]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtres hantés]]></category>
		<category><![CDATA[Vieux quartier rouge]]></category>
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					<description><![CDATA[En octobre 2005, le personnel de la Cinémathèque québécoise fut inquiété par un pic d’activités paranormales dans le bâtiment. À l’approche d’halloween, des observations étranges et inexpliquées ainsi que des phénomènes inexplicables devinrent de plus en plus fréquents. Un soir, alors qu’elle se trouvait dans l’une des salles de projection et qu’un film jouait, une jeune femme qui travaillait à la Cinémathèque québécoise comme contrôleuse de billets put observer entrer dans le cinéma le fantôme d’une petite fille, serrant une pile de livres scolaires. N’en croyant pas ses yeux, elle commença à enquêter auprès des autres membres du personnel pour savoir s’ils avaient eux aussi remarqué l’esprit d’une écolière. Le concierge qui travaillait à la Cinémathèque québécoise à ce moment-là confirma que le fantôme avait été repéré à plusieurs reprises au fil des ans, mais il n’avait aucune explication  quant à qui elle pourrait être, ni quant à la raison pour laquelle elle hantait l’ancienne école devenue Cinémathèque.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue à la douzième édition du Blogue de Haunted Montréal! Disponible le 13 de chaque mois, l’édition du mois d’avril se concentre sur les recherches que nous avons menées au sein la Cinémathèque québécoise. Située dans ce qui était originellement une école catholique pour les jeunes filles, la bibliothèque de film et salle de projection est réputée pour être hantée.</p>
<div>
<h2 style="text-align: center;">HAUNTED RECHERCHES</h2>
<p>Le Quartier Latin, quartier huppé de Montréal accueille de nombreux théâtres, cinémas et institutions culturelles et éducationnelles. Située dans la partie est du Quartier des Spectacles, le secteur est renommé à la fois pour le divertissement et l’éducation. Occupant une ancienne école élémentaire catholique, la Cinémathèque québécoise est une bibliothèque de films financée par le gouvernement qui projette essentiellement des films qui ont été réalisés au Québec. Distraction populaire de ce quartier animé, l’établissement est fréquenté par des milliers de cinéphiles et de touristes chaque année.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-m6gnIHPzxpo/Vs3lj-ijauI/AAAAAAAAAVE/1S97Ozv55PIf1VOhfW0gKRe5bPRKJEyYQ/s1600/Cinematheque.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/Cinematheque-1.jpg" width="320" height="213" border="0" /></a></div>
<p>Cependant, en dépit de l’atmosphère joviale qui règne dans le cinéma, il y a plusieurs rumeurs persistantes selon lesquelles  le bâtiment serait hanté par le fantôme d’une jeune fille.  Les concierges ont rapporté l’avoir vue à plusieurs reprises et, en 2005, l’esprit de la jeune fille a été repéré par une employée dans l’une des salles de projection, serrant une pile de livres scolaires. Le fantôme serait-il celui de l’une des anciennes élèves de l’école? et si oui, pourquoi hante-t-elle le bâtiment?</p>
<p>En regardant l’histoire du voisinage, le quartier montréalais du Red Light,  qui décrivait alors cette zone, était plein à craquer au cours des folles années 20. Le quartier délabré était caractérisé non seulement par de nombreuses maisons closes et prostituées qui travaillaient aux coins des rues, mais aussi par une pauvreté endémique et une surpopulation. De loin le meilleur endroit pour élever des enfants, le quartier du Red Light était à la fois un endroit insalubre et où il était dangereux de se trouver. Non seulement la violence exubérante y était chose normale mais les enfants les plus âgés, généralement les filles, étaient aussi à risque d’être recrutées et commercialisées par des proxénètes sans scrupules.</p>
<p>Les autorités religieuses avec la Commission des écoles catholiques de Montréal sont intervenues et ont fait construire au cœur du quartier du Red Light l’école pour garçons Saint-Jacques en 1921. Située au coin des rues Sanguinet et de Montigny (maintenant boulevard De Maisonneuve), elle fut conçue pour servir la paroisse Saint-Jacques. L’année suivante, l’école pour filles Jeanne-Mance fut érigée, immédiatement à l’est de l’école pour garçons, formant ainsi une petite zone où les jeunes pouvaient se concentrer sur leur éducation plutôt que sur les perpétuelles manigances qui se déroulaient partout ailleurs dans le quartier du Red Light.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://4.bp.blogspot.com/-p6TrBmzVKww/VwEt2-rIMXI/AAAAAAAAAWo/My1Dd-sVT1E2YdaTW3o5IsCElgq4hFo7w/s1600/309_200_jeanne-mance_mtl.jpg"><img decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/309_200_jeanne-mance_mtl-1.jpg" width="320" height="254" border="0" /></a></div>
<p>Pour ne citer que cet exemple, juste un bloc au nord a existé un des bordels les plus notoires du Canada, au 312 de la rue Ontario, où 80 prostituées travaillaient jour et nuit, se partageant trois shifts. En opération à partir de la Première Guerre mondiale jusqu’aux années 1950, le premier étage du bâtiment comprenait un salon enfumé où l’on pouvait prendre un verre, danser et sociabiliser. Les étages supérieurs de la maison close ont été décrits comme des « nids d’abeilles » avec approximativement 80 petites chambres où les riverains, les touristes et les soldats pouvaient recourir à la prostitution. Le 312 de la rue Ontario était dirigé par une gérante bien connue appelée « Madame Bobbe » et se trouvait juste en face de la station de police numéro 4. Depuis la fenêtre de son bureau, le commandant pouvait clairement voir la débauche mais il choisissait généralement de fermer les yeux.</p>
<p>Les enseignantes de l’école pour filles Jeanne-Mance, toutes des religieuses, tenaient à ce que leurs protégées soient à l’abri de la débauche qui grouillait dans le quartier du Red Light et au 312 de la rue Ontario. Les religieuses étaient très strictes et enseignaient notamment l’écriture, l’histoire et la grammaire, mais aussi le catéchisme, afin de conjurer toutes les pensées pécheresses. Les religieuses étaient connues pour punir les élèves avec des coups de règles, tout particulièrement si elles écrivaient avec leur main gauche, ce qui était considéré comme un signe du diable. Pendant des décennies les religieuses instruisirent diligemment leurs écolières catholiques et, doucement, sur les talons de la Seconde Guerre mondiale, le voisinage a commencé à changer. Le quartier du Red Light a commencé tranquillement à disparaître après que l’Armée canadienne ait ordonné sa fermeture parce que les soldats contractaient beaucoup trop d’infections sexuellement transmissibles et que cela mettait en danger l’effort global de guerre.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-rnYdVRAzQ6g/VwEv0mdzjWI/AAAAAAAAAXE/wSief-VRBrwWGPB0mr21YEI8dIjrQF8fg/s1600/Red%2BLight%2BDistrict.png"><img decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/RedLightDistrict-1.png" width="320" height="252" border="0" /></a></div>
<p>En 1968, le système d’éducation au Québec passa d’un système religieux à un plus laïque. Après 45 ans d’enseignement catholique à des écolières, les religieuses décidèrent de changer leur mission pour le travail social et l’engagement religieux. Elles remplacèrent  leurs habits de religieuse par des vêtements urbains et se mirent à travailler parmi les plus démunis. Deux d’entre elles continuèrent à enseigner à l’école, qui accueillait alors une nouvelle clientèle d’itinérants et de personnes dans le besoin. En 1978, les religieuses finirent par déménager pour enseigner au Collège Regina Assumpta sur le boulevard Gouin, laissant l’école pour filles Jeanne-Mance vide.</p>
<p>En parallèle, la Cinémathèque québécoise fut fondée en 1963 avec pour mission de « préserver et documenter l’héritage filmographique et télévisuel dans le but de le rendre accessible à un public sans cesse croissant et diversifié ». Elle accueillit une vaste collection qui comprend des dizaines de milliers de films, d’émissions de télévisions, d’affiches, de photos, de pièces d’équipement historiques, de scripts, de fichiers de production, de livres, de magazines, d’accessoires, de costumes et autres artefacts en lien  avec l’industrie du film.</p>
<p>En 1982, la Cinémathèque québécoise fit l’acquisition de l’ancienne école pour filles Jeanne-Mance et déménagea dans ses murs. De 1994 à 1997, le complexe fut entièrement repensé et agrandi par le cabinet d’architectes Saucier + Perrotte, gagnant du Prix du Gouverneur général pour l’architecture en 1999.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-xAxlgqw4crc/VwEuKVzXi2I/AAAAAAAAAWs/OYiD-7Lkj6IMut9J44a3w2A6DqAHdc4BA/s1600/Model%2Bof%2Bcinematheque.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/Modelofcinematheque-1.jpg" width="320" height="192" border="0" /></a></div>
<p>Tout semblait aller pour le mieux à la Cinémathèque québécoise jusqu’à ce que survienne un incident inexpliqué en 2005 et à la suite duquel de nombreux membres du personnel ont avoué se sentir profondément troublés.</p>
<p>En octobre 2005, le personnel de la Cinémathèque québécoise fut inquiété par un pic d’activités paranormales dans le bâtiment. À l’approche d’halloween, des observations étranges et inexpliquées ainsi que des phénomènes inexplicables devinrent de plus en plus fréquents. Un soir, alors qu’elle se trouvait dans l’une des salles de projection et qu’un film jouait, une jeune femme qui travaillait à la Cinémathèque québécoise comme contrôleuse de billets put observer entrer dans le cinéma le fantôme d’une petite fille, serrant une pile de livres scolaires. N’en croyant pas ses yeux, elle commença à enquêter auprès des autres membres du personnel pour savoir s’ils avaient eux aussi remarqué l’esprit d’une écolière. Le concierge qui travaillait à la Cinémathèque québécoise à ce moment-là confirma que le fantôme avait été repéré à plusieurs reprises au fil des ans, mais il n’avait aucune explication  quant à qui elle pourrait être, ni quant à la raison pour laquelle elle hantait l’ancienne école devenue Cinémathèque.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://4.bp.blogspot.com/-tSOD_4S2pTo/VwEwPTkXx2I/AAAAAAAAAXM/hJ1KyjbRSys27LJhsQCQqwrTZtzI18idA/s1600/33_110_cinemateque_salle_c.jutra_02.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/33_110_cinemateque_salle_c.jutra_02-1.jpg" width="320" height="207" border="0" /></a></div>
<p>Les rumeurs de la hantise ont continué de circuler au fil des ans et, en mars 2015, le <a href="http://journal132.com/etrange/5-lieux-hantes-au-quebec/" target="_blank" rel="noopener">Journal 123</a> a rapporté que la Cinémathèque québécoise était l’un des cinq sites les plus hantés du Québec.</p>
<p>Le personnel qui travaille actuellement à la Cinémathèque québécoise ne semble pas au courant d’un fantôme qui hanterait présentement les lieux.  Interrogée, la réceptionniste de la Cinémathèque québécoise a dit, « ceux qui ont été témoins du fantôme ne travaillent plus ici et nous n’avons plus leurs coordonnées. » L’actuelle gardienne de la bibliothèque de films a ajouté : « je ne suis pas au courant d’une histoire de fantôme à la Cinémathèque. Le concierge n’est plus employé par la bibliothèque et je ne connais pas la contrôleuse de billet qui travaillait ici en 2005. » Toutes les autres tentatives pour recueillir de l’information sur les phénomènes de hantise auprès des membres du personnel actuels sont restées sans réponses.</p>
<p>Cependant, d’autres pistes de recherche se sont avérées plus fructueuses : l’histoire est expliquée en détail dans Histoires paranormales au Québec, un livre de contes fantomatiques et paranormaux compilés par Thomas-Charles Vachon et Éloïse Trinel.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-EHcdMr99khU/VwEvgqOhAdI/AAAAAAAAAW8/KkQdLCaMNG8lZ9B3tyz9Ut8aed14fQy8w/s1600/histoiresparanormalesauquebec.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/histoiresparanormalesauquebec-1.jpg" width="213" height="320" border="0" /></a></div>
<p>En effet, dans le second chapitre intitulé « Le petit spectre de la Cinémathèque », les auteurs racontent toute l’histoire de ce fantôme.</p>
<p>Apparemment, le nom de la contrôleuse de billet était Kate et, le soir de l’incident paranormal, elle travaillait pour un festival de cinéma expérimental. Elle était assise dans une salle presque vide dans la section réservée pour le personnel et regardait la projection d’un film étrange. Kate était somnolente et commençait à sentir ses paupières se fermer. Elle était sur le point de s’assoupir quand elle remarqua une petite fille entrer dans le cinéma et qui serrait contre elle ce qu’elle pensa d’abord être le programme du festival. Kate murmura à la jeune fille de prendre un siège sans prendre la peine de vérifier son billet parce qu’elle ne voulait pas déranger les quelques cinéphiles qui regardaient le film. La petite fille ne fit pas attention à Kate. Interpellée, Kate lui fit un signe pour lui indiquer qu’elle devait pendre un siège. Encore une fois, il n’y eu aucune réaction. À ce moment le film expérimental devint très lumineux,  à l’écran apparu un effet de neige télévisuelle qui éblouit le cinéma. Kate remarqua que la lumière semblait se diffuser à travers la petite fille qui apparut alors comme fantomatique et transparente. Kate se dit qu’il s’agissait d’une illusion d’optique provoquée par le film et se frotta les yeux, mais la jeune fille fantomatique était toujours là.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://1.bp.blogspot.com/-I1qxEso5B_Y/VwEw1sN6LuI/AAAAAAAAAXQ/nOXF5i4EyekZ1s1KSF7mdgV9ek4Y8tJMw/s1600/Projection.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/Projection-1.jpg" width="320" height="213" border="0" /></a></div>
<p>Kate essaya de parler à la jeune fille, mais aucun mot ne sortit. Elle eut comme l’impression que sa bouche et son corps était devenus paralysés. Interloquée, elle ne pouvait que fixer avec horreur la petite fille. Soudain, l’image fantomatique commenca à disparaitre et la petite fille se précipita vers un mur avant de se volatiliser. La paralysie de Kate se calma instantanément. Sous le choc, elle cligna des yeux pour être sûre qu’elle avait bien le contrôle de son corps et fut soulagée de constater qu’elle pouvait à présent se déplacer.</p>
<p>Quand le film fut terminé, Kate qui était profondément perturbée par l’expérience qu’elle venait de vivre alluma les lumières et inspecta le cinéma. Était-elle en train de perdre la tête? Quand elle aborda le sujet avec une collègue proche, son amie lui dit de ne pas s’inquiéter et lui expliqua qu’il ne s’agissait pas là d’un incident isolé. Sa collègue raconta que depuis 1982, date à laquelle la Cinémathèque avait ouvert ses portes dans l’ancienne école pour filles Jeanne-Mance, le fantôme de l’écolière avait été aperçu à plusieurs occasions, mais uniquement dans la partie du bâtiment agrandie et rénovée, où l’ancienne école avait jadis existée. Selon le concierge qui travaillait là-bas, le fantôme de l’écolière avait toujours été vu serrant une pile de livres scolaires. Kate réalisa que ce n’était pas le programme du festival que la fille portait mais plutôt un tas de livres.</p>
<p>Au cours des semaines qui suivirent, Kate continua à chercher des réponses et entendit des rumeurs selon lesquelles la jeune fille serait morte dans un incendie qui avait eu lieu dans l’école pour filles Jeanne-Mance. Il y avait certaines spéculations selon lesquelles le feu aurait eu lieu dans une version plus ancienne de l’école, avant qu’elle n’ait été reconstruite dans le quartier du Red Light en 1922. Une théorie suggère que la jeune fille qui est décédée dans l’incendie était une si bonne étudiante qu’elle est retournée dans son corps de fantôme à la nouvelle école pour continuer son éducation, quoique ce fut d’une façon paranormale. La fermeture de l’école et la réorientation ultime en Cinémathèque québécoise ont dû échapper à la jeune fille car il est apparu que son fantôme a continué de hanter l’endroit.</p>
<p>Kate fit une découverte surprenante quelques jours plus tard. Alors qu’elle feuilletait une brochure que les employés utilisaient pour se laisser des notes entre eux, elle remarqua un croquis entre deux pages remplies de notes. En l’inspectant de plus près, elle fut stupéfaite de voir le dessin du fantôme d’une écolière dans le coin en bas à droite de la page. Gribouillé au stylo, le dessin fantasmagorique ressemblait comme deux gouttes d’eau au fantôme de la petite fille, jusque même le détail des livres scolaires. Ce qui était encore plus dérangeant était le fait que des immenses flammes remplissaient le reste de la page.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://1.bp.blogspot.com/-ad7pESEtH3U/VwEs8jUcg5I/AAAAAAAAAWQ/S_ahJQnttTwZEEIDRwKsEqGTzmQc7LvsQ/s1600/Sketch%2Bof%2Bschoolgirl%2Bwith%2Bbooks%2Band%2Bflames.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/Sketchofschoolgirlwithbooksandflames-1.jpg" width="274" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Kate supposa qu’il s’agissait là de l’un des croquis créés par un employé distrait qui aimait griffonner. Interrogé, l’homme expliqua que le dessin était le résultat d’une soudaine inspiration qu’il avait expérimenté. En effet, il n’avait jamais entendu ou vu le fantôme de la jeune fille aux livres scolaires, mais il fut poussé par une force mystérieuse à la dessiner – ainsi que les flammes – en détails. Quand Kate lui parla du fantôme et des rumeurs sur sa mort par le feu, son collègue fut profondément perturbé. Est-ce que le fantôme était entré dans son esprit et l’avait incité à le dessiner?</p>
<p>Kate ne rencontra plus jamais le fantôme de l’écolière, mais selon les auteurs de l’histoire, bien que longtemps après avoir quitté la Cinémathèque québécoise, elle n’aurait aucunement pu oublier sa rencontre étrange avec le paranormal cette nuit fatidique d’octobre 2005.</p>
<p>Personne ne sait s’il y a eu ou non des observations plus récentes du fantôme de l’écolière. Dans d’autres nouvelles possiblement en lien avec cette histoire, la Cinémathèque québécoise a récemment fait l’objet d’une série de scandales. Le 17 février 2016, le journal francophone La Presse a publié un <a href="http://www.lapresse.ca/cinema/cinema-quebecois/201602/16/01-4951514-une-victime-de-claude-jutra-temoigne-des-attouchements-des-6-ans.php" target="_blank" rel="noopener">article</a> alléguant que le plus célèbre des réalisateurs au Québec, le regretté Claude Jutra, était un pédophile qui aurait agressé des enfants aussi jeune que six ans.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/ClaudeJutra-1.jpg"><img decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/ClaudeJutra-1.jpg" border="0" /></a></div>
<p>En 1987, la Cinémathèque québécoise nomma sa principale salle de cinéma « Salle Claude Jutra » en l’honneur de ce regretté cinéaste, ce qui encouragea les rumeurs à dire qu’elle serait maudite et lança un débat quant à savoir si elle devrait être rebaptisée avec un nom moins controversé. On ne sait pas si la Salle Claude Jutra serait la même salle de projection que celle où le fantôme de la jeune fille aurait été repéré en 2005.</p>
<p>Quel qu’en soit le cas, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;écolière fantôme ne fasse une autre apparition à la Cinémathèque québécoise, il s’agit là d’un conte fantomatique qui continuera certainement à déconcerter les Montréalais en raison des mystères qui l&rsquo;entourent.</p>
<h2 style="text-align: center;">HAUNTED NOUVELLES</h2>
<p>Haunted Montreal a travaillé fort sur la planification de la programmation grand public de ses tours de fantômes et nous sommes heureux d’annoncer que tous les tours offerts au public le seront maintenant aussi bien en français qu’en anglais! Cette année, Griffintown hanté (« Haunted Griffintown ») et Le Mont hanté (« Haunted Mountain ») seront offerts dans les deux langues, en alternance le vendredi soir, à commencer par le mois de juin :</p>
<p>Vendredi 3 juin 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 10 juin  20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 17 juin 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 24 juin 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 1er juillet 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 8 juillet 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 15 juillet 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 22 juillet 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 29 juillet 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 5 août 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 12 août 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 19 août 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 26 août 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 2 septembre 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 9 septembre 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 15 septembre 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 23 septembre 20h00 Griffintown hanté<br />
Vendredi 30 septembre 20h00 Le Mont hanté<br />
Vendredi 7 octobre 20h00 Griffintown hanté</p>
<p>Des billets peuvent être réservés dans la section <a href="https://hauntedmontreal.com/circuits-2016.html" target="_blank" rel="noopener">Circuits 2016</a>.</p>
<p>Haunted Downtown  est en cours de révision avant traduction mais il reste toujours disponible pour des tours privés de 10 personnes ou plus (en anglais seulement pour le moment). Griffintown hanté et Le Mont hanté sont eux aussi disponibles pour des tours privés, en anglais et en français, sous réserve des disponibilités.</p>
<p>Haunted Montréal a également le plaisir d&rsquo;annoncer une Promenade de Jane appelée Le quartier hanté du Red Light, le dimanche 8 mai à 14h00.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://4.bp.blogspot.com/-TSQrYliNrAk/VwfRnYcp8wI/AAAAAAAAAXs/Ipd-BTNZ-w0JaUPtwGXXR4aNLbp2zHgKA/s1600/Haunted%2BRed%2BLight%2BDistrict.gif"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/HauntedRedLightDistrict-1.gif" width="233" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Les Promenades de Jane sont une opportunité pour quiconque de donner une visite guidée gratuite à pied dans un quartier de son choix et sur un sujet donné. La promenade de Jane Le quartier hanté du Red Light (en anglais) est une belle occasion pour Donovan King de partager avec les participants quelques récentes recherches. Les places étant limitées, les intéressés doivent impérativement s’enregistrer au <a href="http://www.ecologieurbaine.net/fr/component/eventbooking/promenade-de-jane/promenade-de-jane-haunted" target="_blank" rel="noopener">Centre d’écologie de Montréal</a>.</p>
<p>Enfin, nous invitons les clients qui auraient participé à un tour de fantômes à écrire un commentaire sur notre <a href="https://www.tripadvisor.ca/Attraction_Review-g155032-d8138226-Reviews-Haunted_Montreal-Montreal_Quebec.html" target="_blank" rel="noopener">page TripAdvisor</a> car cela s’avère très utile à Haunted Montréal pour la promotion de ses tours.</p>
<p>Pour ceux qui lisent le blogue et qui souhaiteraient rester à l’affût des dernières nouvelles et recevoir le 13 de chaque mois une nouvelle histoire de fantômes se rapportant à Montréal, veuillez-vous inscrire à notre liste d’envoi.</p>
<p><b>À venir le 13 mai </b>: Théâtre du Nouveau Monde</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://1.bp.blogspot.com/-mlIOcS9kjjE/VwEudqf8DjI/AAAAAAAAAWs/BfRD4Qq2STgJDuM4mMg_DM64ja7sieUMQ/s1600/montreal-que-february-24-2015-today-the-theatre-du-no.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/04/montreal-que-february-24-2015-today-the-theatre-du-no-1.jpg" width="320" height="240" border="0" /></a></div>
<p>Dans le nouveau pôle de divertissement de Montréal (le Quartier des Spectacles) est un ancien théâtre qui a changé plusieurs fois de mains et qui a été signalé comme hanté. Construit en 1912 sous le nom de Théâtre Gayety, il est actuellement connu sous le nom de Théâtre du Nouveau Monde et est l’un des lieux les plus populaires du Québec en matière de théâtre francophone. Selon divers propos rapportés, le bâtiment est hanté par plusieurs fantômes qui sont reconnus comme des fauteurs de trouble. Ont été reportés des échos mystérieux de bruits de pas désincarnés à travers le théâtre et dans le passé un siège anodin aurait refusé de se replier en position verticale, comme si quelqu’un était toujours assis dessus. Dans un autre exemple, lorsqu’un étudiant visiteur éteignit la lumière du théâtre fantôme contre la volonté du guide, un acteur est soudainement tombé de son toit et s’est blessé. Pour finir, un employé était si terrifié qu’alors qu’il travaillait seul une nuit il se sauva du théâtre, en laissant la porte ouverte. Bien que personne ne soit certain de qui hanterait le Théâtre du Nouveau Monde, il y a des spéculations selon lesquelles les fantômes pourraient inclure d’anciens clients et gestionnaires d’il y a longtemps et même l’esprit de la plus connue des stars de burlesque de Montréal, Lili St. Cyr!</p>
<p><i>Donovan King est historien, professeur et acteur professionnel. Fondateur de Haunted Montréal, il coordonne ses talents pour créer les meilleures histoires de fantômes possibles, que ce soit dans la qualité rédactionnelle ou dans la performance théâtrale. Donovan King détient un DEC en Interprétation théâtrale (Collège John Abbot), un Baccalauréat en arts appliqués (Arts dramatiques en éducation, Université Concordia), un Baccalauréat en éducation (Enseignement de l’histoire et de l’anglais, Université McGill) et une Maîtrise en arts appliqués (Études théâtrales, Université de Calgary).</i></p>
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		<title>Blogue de Montréal hanté #11 &#8211; L’église évangélique St. John</title>
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		<dc:creator><![CDATA[hauntedmontreal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Mar 2016 10:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Générale]]></category>
		<category><![CDATA[Église au toit rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Églises hantées]]></category>
		<category><![CDATA[L’église évangélique St. John]]></category>
		<category><![CDATA[Quartier de spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que de nouveaux théâtres, cinémas et salles de spectacle se multiplient, l’église évangélique St. John campe fermement au coin de la rue Saint-Urbain et de l’avenue Président-Kennedy. Elle est à la fois un rappel architectural d’une époque antérieure et une église anglo-catholique pleinement opérationnelle qui continue de servir sa congrégation et qui sert de maison d’accueil pour les nécessiteux. Ce que des milliers de touristes qui flânent autour durant la saison des festivals ne réalisent pas c’est que l’église au toit rouge est réputée hantée depuis fort longtemps.

Cependant, les hantises sont extrêmement inhabituelles : elles sont minimes. Fait intéressant, au lieu des troublantes zones froides et autres déplaisantes manifestations paranormales, l’esprit qui hante l’église est décrit comme très doux. En effet, des "zones chaudes" sont connues pour se matérialiser à l’occasion, réconfortant les paroissiens assez chanceux pour les expérimenter. Le sentiment, selon un pratiquant s’apparente à celui "d’être embrassé par un être cher."]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Bienvenue à la onzième édition du Blogue de Haunted Montréal! Disponible le 13 de chaque mois, l’édition du mois de mars se concentre sur les recherches que nous avons menées sur l’Église évangélique St. John. Située au cœur du pôle du divertissement montréalais, le Quartier des Spectacles, la bâtisse victorienne est aussi connue sous le nom de l’église au toit rouge.</p>
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<h2 style="text-align: center;">Haunted Recherches</h2>
<p>Les touristes qui déambulent autour du quartier montréalais de la Place des Arts sont souvent frappés par une ancienne église de pierre néo-gothique au toit rouge, qui ne semble pas à sa place au milieu de toute cette architecture moderne qui l’environne. Avec son look sévère et sa vocation ecclésiastique, l’église évangélique St. John ressort comme une anomalie dans ce nouveau pôle du divertissement. Érigée en 1878, la vénérable église au toit rouge est certainement le plus vieux bâtiment des alentours, qui connaissent une recrudescence de constructions du 21e siècle.</p>
<p>Alors que de nouveaux théâtres, cinémas et salles de spectacle se multiplient, l’église évangélique St. John campe fermement au coin de la rue Saint-Urbain et de l’avenue Président-Kennedy. Elle est à la fois un rappel architectural d’une époque antérieure et une église anglo-catholique pleinement opérationnelle qui continue de servir sa congrégation et qui sert de maison d’accueil pour les nécessiteux. Ce que des milliers de touristes qui flânent autour durant la saison des festivals ne réalisent pas c’est que l’église au toit rouge est réputée hantée depuis fort longtemps.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/--ERVV6c86Xk/Vs3pZi-2g7I/AAAAAAAAAVs/cyODZIX-w3IX4nZRwEJYsVDk1cBqv3U6g/s1600/Red%2BRoof%2BChurch.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/RedRoofChurch-1.jpg" width="320" height="250" border="0" /></a></div>
<p>Cependant, les hantises sont extrêmement inhabituelles : elles sont minimes. Fait intéressant, au lieu des troublantes zones froides et autres déplaisantes manifestations paranormales, l’esprit qui hante l’église est décrit comme très doux. En effet, des « zones chaudes » sont connues pour se matérialiser à l’occasion, réconfortant les paroissiens assez chanceux pour les expérimenter. Le sentiment, selon un pratiquant s’apparente à celui « d’être embrassé par un être cher. »</p>
<p>L’église évangélique St. John est unique à Montréal. Construite en 1877-1878, sa vocation vue le jour en 1878 et elle fut consacrée en 1905. L’église au toit rouge a été conçue par l’architecte William Tutin Thomas, en collaboration avec le révérend Edmund Wood, le fondateur de la paroisse. Wood avait étudié les églises en Angleterre et sa vision était au centre de la construction de l’église évangélique St. John. Le style de l’église victorienne pourrait peut-être être mieux décrit comme « taudis gothique », développé à l’origine pour les pauvres paroisses ritualistes de Londres, en Angleterre. Décrite comme « musclée » et « à forte ossature », l’église a été conçue pour être sage et sobre à l’extérieur mais avec une solide décoration et capable de tenir des « rituels de pointe » à l’intérieur. Avec des services offerts en latin, un orgue et un chœur, sans oublier de l’encens qui flotte dans l’air, l’église anglo-catholique, ou la « Haute Église » s’adresse à ceux qui ont des croyances et des pratiques parfois controversées au sein de l’anglicanisme. Soulignant l’héritage catholique de la religion anglicane et les diverses identités des différentes églises, l’anglo-catholicisme embrasse les rituels catholiques anciens tels que la messe solennelle, les vêpres solennelles et la bénédiction. Certains adorateurs controversés espèrent aussi que les églises anglicanes et catholiques finiront par se réconcilier et s’unifier.</p>
<p>Le fondateur de l’église, Edmund Wood, était sans contredit un homme remarquable. Né en 1830 dans une famille d’érudits du sud de l’Angleterre, il suivit les traces de sa famille en étant lui-même un étudiant dévoué. Après avoir séjourné dans des écoles à Brighton et Londres, Wood fut admis dans la Ligue Ivy du Collège St. John d’Oxford en 1849. Cependant, en raison de difficultés financières familiales, il fut rapidement transféré dans un collège universitaire moins dispendieux à Durham, faisant éclater son rêve originel de recevoir une éducation de classe mondiale. Selon Wood, cette situation inattendue a provoqué en lui « une blessure que le temps ne parviendra jamais à totalement guérir ». Toutefois, Wood vint à bout de ses études et reçu son baccalauréat en 1854 et sa maîtrise en 1857. Il s’impliqua également dans la Haute Église anglicane de Durham, où il devint diacre en 1855. Il accordait une attention singulière à la situation particulière des mineurs pauvres et défavorisés, ce qui conduisit à des accusations de « papisme » de la part de certains paroissiens et souleva la colère de son évêque local. Pendant ce temps, sa famille émigra au Bas-Canada et son père mourut à Montréal en 1857. Wood décida de suivre sa famille et arriva à Montréal en novembre 1858.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-E-WKiQCg2P0/Vs3nKzvgOSI/AAAAAAAAAVY/FAYV6_RTqdsflNudauCj_pOik8bU3F-Sw/s1600/Edmund_Wood_1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/Edmund_Wood_1-1.jpg" width="213" height="320" border="0" /></a></div>
<p>L’évêque anglican de Montréal, Francis Fulford nomma immédiatement Edmund Wood responsable du ministère pour les pauvres de la partie sud-est de la paroisse, une vocation qu’il continuera jusqu’à la fin de sa vie. Wood excellait dans son travail et faisait preuve de beaucoup d’empathie pour les moins fortunés. Néanmoins, à l’origine le centre dans lequel il exerçait sa mission était loin d’être idéal. Dans un premier temps, Wood dû se contenter de travailler dans une chapelle mortuaire en pierres anciennes située dans le cimetière protestant (à l’emplacement actuel du Complexe Guy-Favreau). L’évêque Fulford, avec l’aide de John Samuel McCord, avait obtenu la permission d’utiliser le bâtiment sans charme et décrépit. La première fois que Wood et l’évêque Fulford ouvrirent la porte de la morgue, ils ont presque défaillis tant l’odeur de la pourriture était saisissante. L’évêque, dont les narines frémissaient, fit remarquer « Ne pensez-vous pas, Wood, qu’un peu d’encens serait approprié? »</p>
<p>Edmund Wood ne se découragea pas. La morgue effrayante fut ouverte pour des services d’église et des sièges furent fournis gratuitement. Le travail pastoral de Wood se concentrait sur les pauvres, ce qui entraina une expansion rapide du nombre de fidèles. Il ne fut pas long avant qu’il y ait deux fois plus de gens assis à l’extérieur parmi les pierres tombales qu’il n’y en avait à l’intérieur de la morgue. Wood, un amoureux des rituels théâtraux élaborés, impressionna ses paroissiens avec les premières vêpres avec chorale à Montréal, et peut-être même au Canada, lors du réveillon de Noël de 1859. En 1860, il ouvrit  une école et endossa le rôle d’enseignant et de révérend.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://4.bp.blogspot.com/-n_zeg6fQenM/Vs3q8VS-JLI/AAAAAAAAAV4/et_XA9CHSEQg682Edbz94FPBrHRFFdf_A/s1600/MTL%2B1815.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/MTL1815-1.jpg" width="320" height="287" border="0" /></a></div>
<p>En juillet 1861, l’évêque Bishop Fulford fit d’Edmund Wood un prêtre anglican, jetant les fondations de son futur travail de supervision de la construction et d’administration de l’église évangélique St. John. Cette même année Wood fonda la première paroisse anglo-catholique du Canada et la première église anglicane à « chaises » à Montréal. L’ancien système impliquait la location de bancs, ce qui fournissait des revenus pour l’église et permettait également aux citoyens fortunés d’acheter les meilleures places. En remplaçant les bancs par des chaises, Wood instaura que les riches et les pauvres devaient s’asseoir ensemble à l’église et que leurs cultes étaient jugés égaux devant Dieu.</p>
<p>En 1874, la morgue fut jugée trop petite. Une terre fut achetée aux coins des rues Saint-Urbain et Ontario et Edmund Wood se mis à planifier et à superviser son église de rêve. Après de nombreuses années de travail minutieux, l’église évangélique St John fut finalement ouverte au culte le 6 mars 1878.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://1.bp.blogspot.com/-IwrzTjynK2U/Vs3nhupUe9I/AAAAAAAAAVY/mhxsRTOPDbM9S6orhCxdaSYcYEe5siacQ/s1600/SJE_1915_and_St_Saviours%2B%25281%2529.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/SJE_1915_and_St_Saviours28129-1.jpg" width="320" height="226" border="0" /></a></div>
<p>Wood institua des services de chorale hebdomadaires et quotidiens et la cérémonie de la liturgie fut renforcée par une chorale en robe d’église, des cierges et l’érection d’une croix proéminente sur l’autel.</p>
<p>L’amour de Wood pour les rituels conduira inévitablement à un conflit avec le révérend Ashton Oxenden, le remplaçant de Fulford en tant qu’évêque en 1869. Oxenden n’était pas content avec la « mode de réaliser des rituels lors du culte public dans l’une de nos églises », et s’embrouillaient avec le révérend Wood quant à son approche peu orthodoxe de la religion anglicane. Wood, qui n’était pas une personne à compromettre ses idéaux, répondit avec une publication intitulée « Le caractère catholique et tolérant de l’Église d’Angleterre ».</p>
<p>Dans les années 1880, la réputation d’excellent conseiller spirituel de Wood s’était solidifiée, tout comme celle d’être un partisan passionné de l’utilisation de la musique et de la cérémonie pour améliorer la liturgie, et l’initiateur d’une eucharistie quotidienne dans l’église. Wood avait soumis avec succès ses adversaires religieux tout en attirant des milliers d’adeptes. Frederik George Scott, maître assistant à l’école que Wood avait fondée en 1884-4885, insinua « Il n’y a pas d’église au Canada qui n’a pas appris quelque chose de la norme de culte fixée par le Père Wood ».</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://2.bp.blogspot.com/-251F1ht7Ge4/Vs3rqUq6m6I/AAAAAAAAAWA/mwHFH9jW0ggF_wXbQIFqCKD2yhw4htXZA/s1600/Wood.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/Wood-1.jpg" width="221" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Quand le grand révérend Edmund Wood mourut en 1909, la ville ressentie vivement sa perte. Homme compatissant et désintéressé, Wood manqua cruellement. L’évêque John Cragg fathhing a commencé une allocation à son synode l’année suivante avec les mots suivants : « Avec la mort de Monsieur Wood, l’église canadienne a perdu l’un de ses prêtres les plus connus et les plus honorés. Une vie telle que la sienne est le témoin que seul le sacrifice est fructueux. »</p>
<p>Au cours de l’histoire de l’église, il y a eu de nombreux rapports de hantises bénignes à l’intérieur du bâtiment. Les paroissiens pensent que le fantôme pourrait être celui du fondateur désintéressé de l’église, le révérend Edmund Wood. L’esprit du bon recteur est réputé visiter l’église au toit rouge, encore et toujours pour veiller sur la congrégation. Le fantôme n’est pas considéré comme sinistre, mais il est vu plutôt comme un rappel heureux du premier patron de l’église, un homme passionné et visionnaire, qui semblerait toujours être impliqué dans le ministère.</p>
<p>Selon <a href="https://news.google.com/newspapers?nid=1946&amp;dat=19851026&amp;id=ohUyAAAAIBAJ&amp;sjid=-6UFAAAAIBAJ&amp;pg=1002,3062200&amp;hl=en" target="_blank" rel="noopener">un article de la Gazette de Montréal</a> du 26 octobre 1985, l’église serait hantée depuis 1909, l’année ou le révérend Edmund Wood mourut. L’article cite le révérend de l’époque,  Canon Humphrey Slattery, qui croyait que Wood visitait toujours l’église de temps en temps mais qu’il n’y avait rien de sinistre là-dedans. À une occasion, Slattery était seul et priait à l’autel quand il entendit quelqu’un rentrer dans l’église et s’asseoir. Le révérend commença alors à prier à haute voix, espérant une réponse de l’adorateur mais personne ne répondit. Quand il se retourna pour voir qui était assis là, il se rendit compte que la chaise était libre et qu’il était toujours seul.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://1.bp.blogspot.com/-2TaWZN90g5U/Vs3pPFYJ9GI/AAAAAAAAAVs/nKpQ6-W8bxwkiCuYwun4HGLLb8tRjUQ2Q/s1600/SJE_1915-by_Hayward.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/SJE_1915-by_Hayward-1.jpg" width="320" height="186" border="0" /></a></div>
<p>« C’est une présence » affirma Slattery « Il y a une atmosphère dans l’église&#8230; et des fois elle est plus intense. » Il en est venu à la conclusion : « Ce n’est pas une mauvaise sensation du tout, » expliquant qu’autant les membres du clergé que les paroissiens avaient expérimenté la présence de Wood dans l’église depuis sa mort en 1909. Une blague, selon Slattery, circule quand des objets tels que des clés ou des documents viennent à manquer pour une courte période de temps. Ceux qui recherchent les objets perdus affirment souvent : « Père Wood a dû les prendre. »</p>
<p>En outre, ceux qui vont à l’église ou qui la visitent ont parfois expérimenté des sensations chaudes et réconfortantes.  Selon une étudiante en théologie du nom de Stephanie Rendino : « Le seul bâtiment public de la ville que je sais être hanté est l’église évangélique St. John. C’est celle avec un toit rouge derrière le métro Place des Arts. Le fondateur, le Père Edmund Wood, visite encore et toujours l’église, se manifestant avec des zones chaudes par opposition aux zones froides. »</p>
<p>Alors que dans beaucoup d’église l’idée qu’un ecclésiastique devienne un fantôme pourrait être considérée comme un sacrilège, à l’église évangélique St. John, il n’y a pas de scandale. En effet, en 1985, le révérend Slattery a déclaré : « Nous croyons à la communion des âmes donc il n’est pas hors de propos de réaliser que le monde dans lequel nous vivons est plein d’esprits de ceux qui sont partis plus tôt. »</p>
<p>Aujourd’hui, l’église au toit rouge fait des efforts pour s’intégrer dans le Quartier des Spectacles. Actuellement supervisée par un révérend nommé Père Keith Schmidt, l’église continue d’offrir des services religieux ritualisés en latin, en anglais et en français. La Mission St. Michael offre gratuitement des cours d’art tous les jeudis. Reconnue pour son patrimoine par le Conseil du Patrimoine religieux du Québec, l’église est aussi apparue aux côtés de Nick Nolte dans le film qui a reçu de l’académie le prix du meilleur film en 1997 « Affliction » et a fait une apparition dans la série télévisée de science-fiction « Dans une galaxie près de chez vous ».</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-pD9TTbjV4Aw/Vs3oviDX3OI/AAAAAAAAAVc/PlM0HthJWWcVwBFZ8poXQ_b9ub74um7LQ/s1600/Galaxie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/Galaxie-1.jpg" width="320" height="160" border="0" /></a></div>
<p>L’église loue également le bâtiment pour divers ateliers, projections de films et spectacles. Il semblerait, au grand bonheur des artistes, que la censure ne soit pas un problème. Par exemple, le festival Pop Montréal a annoncé le visionnement du film « The Omen » dans l’église au toit rouge comme une « projection sur l’autel d’une église sur le coup de minuit. »  Ils ont dit que le film d’horreur traitant « d’un suppôt de Satan haut comme trois pommes causant la déchéance d’une famille influente de politiciens – a certainement contribué à en faire un des plus grands films d’horreur de tous les temps. » En outre, le visionnement fut co-organisé avec <a href="http://www.miskatonic-montreal.com/" target="_blank" rel="noopener">l’Institut Miskatonic d’études sur le fantastique</a>, une organisation sans but lucratif selon lequel «des essayistes, des réalisateurs, des chercheurs et des programmeurs/commissaires reconnus dans le domaine du fantastique et de l’horreur qui célèbrent l’histoire et la culture du fantastique tout en aidant les amateurs du genre à aborder cet univers d’un point de vue critique. » Nommée après l’université fictive dans l’œuvre littéraire du maître de l’horreur américain H. P. Lovercraft, l’Institut Miskatonic d’études sur le fantastique, en dépit de son mandat sombre, était plus que bienvenue à utiliser l’église évangélique St. John pour ses activités.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-8n1wPqa-izc/Vs3n_ZTCN_I/AAAAAAAAAVg/POnBUe7NDNocAgNKmRZ1suGkM2jMuxd2Q/s1600/Miskatonic%2BInstitute.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/MiskatonicInstitute-1.jpg" width="400" height="36" border="0" /></a></div>
<p>Personne ne sait si l’esprit d’Edmund Wood visite l’église quand aucune activité religieuse n’a lieu, comme lors des ateliers  et des projections de films. Ceux qui sont familiers avec les fantômes ne seraient probablement pas surpris si le bon révérend faisait une apparition : non seulement Edmund Wood était un fan de théâtre mais il insistait également sur le fait qu’absolument tout le monde était le bienvenue dans son église, une tradition qui continue encore à ce jour.</p>
<h3 style="text-align: center;">Haunted Nouvelles</h3>
<p>La programmation grand public des tours de fantômes de Haunted Montréal est suspendue pour la période hivernale mais des réservations privées pour les groupes de 10 personnes ou plus sont toujours possibles pour chacun de nos tours. Pour plus d’information ou pour voir quelles sont les dates et horaires disponibles, veuillez nous écrire à info@hauntedmontreal.com.</p>
<p>Durant les prochains mois et en vue de la saison 2016, Haunted Montréal prévoit d’évoluer. Notre objectif est de reconfigurer notre site Internet afin de l’améliorer et d’y intégrer un nouveau système de réservation, mais aussi d’engager davantage d’acteurs et d’offrir tous nos tours aussi bien en français qu’en anglais. Nous projetons d’offrir notre programmation grand public 2016 des tours de fantômes dès le mois de mai.</p>
<p>Nous invitons les clients qui auraient participé à un tour de fantômes à écrire un commentaire sur notre <a href="https://www.tripadvisor.ca/Attraction_Review-g155032-d8138226-Reviews-Haunted_Montreal-Montreal_Quebec.html" target="_blank" rel="noopener">page TripAdvisor</a> qui s’avère très utile à Haunted Montréal dans la promotion de ses tours.</p>
<p>Pour ceux qui lisent pour la première fois le blogue et qui souhaiteraient rester à l’affût des dernières nouvelles et recevoir le 13 de chaque mois une nouvelle histoire de fantômes se rapportant à Montréal, veuillez-vous inscrire à notre <a href="https://hauntedmontreal.com/accueil.html" target="_blank" rel="noopener">liste d’envoi</a>.</p>
<p><b>À venir le 13 avril</b> : La Cinémathèque québécoise</p>
<p>Le Quartier Latin, quartier huppé de Montréal accueille de nombreux théâtres, cinémas et institutions culturelles et éducationnelles. Située dans une ancienne école élémentaire catholique, la Cinémathèque québécoise est une bibliothèque de films financée par le gouvernement qui projette essentiellement les films qui ont été réalisés au Québec. Distraction populaire de ce quartier animé, l’établissement est fréquenté par des milliers de cinéphiles et de touristes chaque année. Cependant, en dépit de l’atmosphère joviale qui règne dans le cinéma, il y a plusieurs rumeurs persistantes selon lesquelles  le bâtiment serait hanté par le fantôme d’une petite fille.  Les concierges ont rapporté l’avoir vue à plusieurs reprises et, en 2005, l’esprit de la jeune fille a été repéré par un employé dans l’une des cabines de projection, serrant une pile de livres scolaires. Le fantôme serait-il celui de l’une des anciennes élèves de l’école? et si oui, pourquoi hante-t-elle le bâtiment?</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="https://3.bp.blogspot.com/-m6gnIHPzxpo/Vs3lj-ijauI/AAAAAAAAAVE/1S97Ozv55PIf1VOhfW0gKRe5bPRKJEyYQ/s1600/Cinematheque.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/03/Cinematheque-1.jpg" width="320" height="213" border="0" /></a></div>
<p><i>Donovan King est historien, professeur et acteur professionnel. Fondateur de Haunted Montréal, il coordonne ses talents pour créer les meilleures histoires de fantômes possibles, que ce soit dans la qualité rédactionnelle ou dans la performance théâtrale. Donovan King détient un DEC en Interprétation théâtrale (Collège John Abbot), un Baccalauréat en arts appliqués (Arts dramatiques en éducation, Université Concordia), un Baccalauréat en éducation (Enseignement de l’histoire et de l’anglais, Université McGill) et une Maîtrise en arts appliqués (Études théâtrales, Université de Calgary).</i></p>
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		<title>Blogue de Montréal hanté #10 &#8211; L’Eden Musée du Monument National</title>
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		<dc:creator><![CDATA[hauntedmontreal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2016 12:27:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Vieux quartier rouge]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui, un studio de théâtre intime occupe le sous-sol où se trouvait le jadis florissant Eden Musée et, selon le personnel et les étudiants, cette partie du bâtiment serait hantée.Ont été rapportés des claquements de tuyaux inexpliqués et des bruits étranges. Selon un article paru dans le journal Métro, le directeur technique de l’école, Yves Duceppe, était très réticent à y aller seul quand il y était étudiant, de 1979 à 1981. À l’époque, le sombre et non-rénové sous-sol était effrayant et infecté de rats et d’insectes. Il ne s’y est jamais aventuré tout seul. Apparemment, bien qu’il ait été converti en un studio de théâtre très polyvalent, les mystérieux phénomènes de hantises continuent. De nombreux étudiants ont rapporté de troublants sentiments de malaise et avoir été observés par quelqu’un ou quelque chose tapi dans les recoins sombres du studio. De plus, deux étages au-dessus du studio, il y a aussi eu de nombreux rapports d’un fantôme de femme qui apparaitrait en haut de l’escalier menant au théâtre principal du Monument National.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Bienvenue à la dixième édition du Blogue de Haunted Montréal! Disponible le 13 de chaque mois, l’édition du mois de février couvre les recherches que nous avons menées sur l’Eden Musée du Monument National.</p>
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<h2 style="text-align: center;">Haunted Recherches</h2>
<p>Tapi dans le sous-sol du grandiose Monument National, l’un des plus anciens et des plus beaux théâtres du Québec, se trouve un sombre studio de théâtre réputé hanté. Portant présentement l’appellation de « Studio Hydro-Québec », le sous-sol du bâtiment a une histoire très étrange et troublante.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://1.bp.blogspot.com/-43hsDnnhwoI/Vq-uucTHEdI/AAAAAAAAAT4/0yk1HukZ7zE/s1600/Studio%2BHQ%2BBW.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/StudioHQBW-1.jpg" width="320" height="212" border="0" /></a></div>
<p>Il a jadis accueilli le dérangeant Eden Musée, un musée de cire Victorien où les visiteurs pouvaient découvrir certaines des scènes de crime les plus éprouvantes et apprécier d’étranges et inquiétants artefacts, comme le cadavre d’un homme anormalement grand.</p>
<p>En 1894, les Montréalais furent confrontés à l’ouverture d’un nouveau musée bizarre. Situé sous le théâtre achalandé du Monument National, l’Eden Musée offrait une expérience mystique inégalée et satisfaisait les amateurs de sensationnel.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://3.bp.blogspot.com/-T18fCAeQisM/Vq-p7lLspqI/AAAAAAAAASw/a_TdVXTTpbs/s1600/Eden%2Bad.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Edenad-1.jpg" width="193" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Il fut fondé par la compagnie International Shows Ltd qui visait alors à « monter dans la métropole du Canada une entreprise qui se concentrerait essentiellement aux beaux-arts et aux épisodes glorieux de l’histoire du monde. » Les galeries souterraines du musée furent conçues « principalement pour les jeunes » et se voulaient être « une source continuelle d’apprentissage et d’amusement, la reproduction réelle d’événements&#8230; plus durable donc qu’une page d’histoire apprise par cœur. » Les administrateurs de la société ont cherché à regrouper des « sujets qui instruiraient et amuseraient le public, en prenant soin d’exclure le vulgaire ou l’offensant. »</p>
<p>La grandiose entrée principale de l’Eden Musée était faite de bois rare et de verre coloré entremêlé. Le droit d’entrée de dix cents était récolté par un commis au costume orné d’or.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://3.bp.blogspot.com/-kiWzJ6iZ6Y8/VrDhrkVzBwI/AAAAAAAAAU0/PW2wULwoHLk/s1600/Entrance.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Entrance-1.jpg" width="233" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Dès l’entrée, les invités avaient droit à une magnifique galerie d’art où trônait sur la foule une statue de cire de Sa Majesté la Reine, en robe de tribunal et pleine de bijoux. Non loin de là, également coulé dans la cire se trouvait Sa Sainteté le Pape Léon XIII, vêtu des vêtements pontificaux. De nombreuses œuvres d’art ornaient généreusement les murs.</p>
<p>Depuis la galerie, les invités rejoignaient par un petit escalier la Salle des Curiosités où se trouvaient des curiosités vivantes telles que des nains et des contorsionnistes, mêlées à une étrange collection comprenant notamment « des caprices de la nature, des merveilles scientifiques et optiques à caractère instructif et divertissant ». La pièce contenait également plusieurs statues, des personnages de cire, des belles vues stéréoscopiques de champs de bataille et d’autres sites historiques, sans oublier un large assortiment de curiosités. Les visiteurs pouvaientégalement passer du tempsà essayer denaviguer dans un« labyrinthe magique. »</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://2.bp.blogspot.com/-fXE7ObB_ygA/Vq-qCNcxkZI/AAAAAAAAAS4/b7I7JKxuUco/s1600/The%2BMaze.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/TheMaze-1.jpg" width="196" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Un peu plus loin se trouvait la Chambre des Horreurs, où les invités rencontraient parmi d’autres étrangetés, les lutins de Satan, un homme sclérosé, des momies du Mexique, le squelette d’un « enfant-diable » né avec les pieds et la queue d’un veau et la réplique d’une fumerie d’opium. Diverses scènes de meurtre étaient également recréées et certains des criminels les plus notoires de la société y étaient coulés dans la cire. Le musée offrait fièrement des reproductions réalistes de l’assassinat de Rawdon, du meurtre de St. Canut, du mystère de St. Henry, de l’assassinat de Valleyfield, de la tragédie de St. Cunegonde, du Dr. Crippen et de Jack l’Éventreur. Une autre exposition populaire mettait en vedette un gorille enlevant une femme après avoir tué son mari, tandis que dans la « Cuisine du Diable » les invités pouvaient observer « Satan et ses lutins en train de faire rôtir un humain au-dessus d’un grand feu.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://4.bp.blogspot.com/-emCHsxFUfJA/Vq-tDA9mo4I/AAAAAAAAATg/ycEidtzlK0c/s1600/Opium%2BDen.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/OpiumDen-1.jpg" width="161" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Il y avait également un Théâtrorium, un théâtre intime de 200 places qui donnait « de magnifiques performances » à chaque heure, telles que des concerts en direct, des farces, des pièces et d’autres représentations. Ultimement, avec la technologie de pointe, l’Eden Musée se mit à offrir des films muets et d’autres projections. Le musée employait également une force de police spéciale pour maintenir l’ordre dans les expositions et s’assurer que les femmes et les enfants pouvaient faire leurs visites sans crainte d’être harcelés ou agressés. Avec le constant renouvellement des expositions, les invités ne savaient jamais à quoi s’attendre <a href="http://collections.banq.qc.ca/bitstream/52327/1988616/1/0000513572.pdf" target="_blank" rel="noopener">en venant</a> à l’Eden Musée.</p>
<p>L’une des attractions les plus étranges de l’Eden Musée fut son apparition en 1905, quand le corps du plus grand homme au monde, le Géant Beaupré, fut ajouté à l’exposition. Le cadavre de 8 pieds 3 pouces devint alors une attraction touristique majeure.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://4.bp.blogspot.com/-GdzKvdNVXqs/Vq-qNOnfZ9I/AAAAAAAAATA/UBT6GeFndY4/s1600/Edouard_Beaupre.JPG"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Edouard_Beaupre.jpg" width="212" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Édouard Beaupré est né dans la ville de WillowBunch au sud du Saskatchewan le 9 janvier 1881. Cavalier en herbe, il dû abandonner le commerce à 17 ans car à 7 pieds 1 pouce il était devenu trop grand pour monter à cheval. Sa croissance déroutante continua jusqu’à ce qu’il atteigne finalement la taille de 8 pieds 3 pouces. Beaupré abandonna sa vie sur le Ranch et se lança dans le show business, exhibant sa force en soulevant des barres en fer et des chevaux avec la force de ses épaules. Il fit une tournée de Winnipeg à Montréal et resta quelque temps en  Californie. Alors qu’il était à Montréal le 25 mars 1901, Beaupré lutta contre Louis Cyr, un célèbre homme fort Franco-Canadien qui était considéré comme l’homme le plus fort ayant jamais vécu. Bien que Cyr remporta facilement le combat, la réputation d’homme fort de Beaupré décolla. Il était très en demande par les nombreux cirques ambulants et les exhibitions de monstres de l’époque.</p>
<p>Le 1er juillet 1904, Beaupré signa un contrat avec le gérant d’un cirque pour faire des apparitions à la Foire Mondiale de Saint-Louis. Cependant, peu de temps après son arrivée à Saint-Louis, Beaupré contracta la tuberculose, qui se matérialisa rapidement en forte fièvre. À seulement 23 ans, il devint gravement malade et décéda subitement à l’hôpital local de Saint-Louis, seulement 2 jours après avoir signé son contrat.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://2.bp.blogspot.com/-UqFMoXPeLxg/VrAjHqo0lyI/AAAAAAAAAUY/O2WO-T0f4hE/s1600/Worlds-fair-st-louis-1904.png"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Worlds-fair-st-louis-1904-1.png" width="320" height="211" border="0" /></a></div>
<p>Sa famille n’était pas capable de payer les frais pour rapatrier son corps en Saskatchewan donc le cirque demanda à ce que son cadavre soit embaumé. Une fois mort, Beaupré fut plus populaire que jamais. Son immense corps embaumé attirait d’immense foule à la Foire Mondiale de Saint-Louis et créait l’envie auprès de nombreux cirques, foires au monstre et musées.</p>
<p>L’Eden Musée trouva un moyen d’acquérir le corps du Géant Beaupré et le cadavre fut transporté à Montréal en 1905. Le défunt géant embaumé fut exposé au sein des personnages de cires. La macabre exposition s’avéra extrêmement populaire. Des foules immenses ont commencé à déferler au musée, dans l’espoir d’entrevoir le géant mort. Les foules devinrent trop indisciplinées et les gérants furent contraints de retirer le corps de Beaupré de l’exposition. Son corps fut abandonné dans un entrepôt avant d’être finalement réclamé par l’Université de Montréal pour des fins de recherche. Les médecins et étudiants en médecine, sans doute fascinés par sa déroutante anatomie, procédèrent à diverses expérimentations sur le corps, dont des opérations chirurgicales.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://2.bp.blogspot.com/-Jwp6Sm3WKT4/Vq-titYttdI/AAAAAAAAATo/cuuvtR-3Z9g/s1600/Body%2Bof%2Bgiant.gif"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Bodyofgiant-1.gif" width="239" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Il a fallu attendre 1989 pour que le corps de Beaupré soit finalement rapatrié auprès de sa famille en Saskatchewan, après qu’elle ait dû surmonter de nombreux obstacles bureaucratiques pour le soustraire à l’université. Le cadavre de Beaupré était sérieusement endommagé, ce qui n’avait rien d’étonnant après des décennies d’expérimentations médicales, si bien que les membres de sa famille durent se résoudre à l’incinérer avant de l’enterrer, 85 ans après sa mort.</p>
<p>L’Eden Musée fut fermé en 1940 après qu’il eut été jugé trop tapageur par la Société de Saint-Jean-Baptiste, propriétaire du Monument National. L’organisation qui représentait les catholiques Franco-Canadiens avait élevé la vocation du théâtre en 1890 au rang de monument pour célébrer la gloire de la « nation » Franco-Canadienne. L’impressionnant bâtiment arborant une façade de la Néo-Renaissance, ouvrit officiellement ses portes le 24 juin 1893, jour de la Saint Jean-Baptiste.</p>
<p>Au fil des années, le Monument National vit toutes sortes de performances incroyables. Situé sur la partie basse de la Main, une zone qui était en train de devenir alors le quartier juif de Montréal, le Monument National « s’imposa bientôt de lui-même comme un foyer de créativité, d’innovation, de débat et de performance, ce qui en faisait un des plus important centre communautaire multi-ethnique et culturel d’Amérique. »  Les célébrités du 19e siècle se produisaient dans l’immense auditorium du premier étage et un théâtre burlesque du nom de « The Starland » occupait le rez-de-chaussée. Le Monument National accueillait également des spectacles féministes et du théâtre Yiddish, et il est considéré comme le berceau de la lutte qui visa à établir le droit de vote des femmes au Québec.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://2.bp.blogspot.com/-zSlsOMzV9FE/Vq-wBu63zqI/AAAAAAAAAUI/OVUlhmmbT58/s1600/Yiddish.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Yiddish-1.jpg" width="217" height="320" border="0" /></a></div>
<p>Après la seconde guerre mondiale, le Monument National a commencé une longue spirale descendante. La partie basse de la Main avait vu naître le superficiel quartier Red Light de Montréal, caractérisé par la prostitution effrontée,  le jeu assumé et les trafics en tous genres. Le public choisit de se rendre dans les théâtres plus grands, plus sûrs et plus confortables de la rue Sainte-Catherine, condamnant le Monument National à sombrer dans l’oubli. La Société Saint-Jean-Baptiste, qui avait à l’époque des difficultés financière, déménagea en 1976.</p>
<p>Pendant un certain temps, il sembla inévitable que le Monument National serait démoli. Mais après avoir évité miraculeusement et à plusieurs reprises le boulet de démolition, le Monument National fut déclaré comme un « bien culturel précieux » en 1976. L’École Nationale de Théâtre du Canada pris le contrôle du bâtiment et en fît une restauration complète de 1991 à 1993.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://4.bp.blogspot.com/-nqfaFHqqJqg/Vq-uFzK3YII/AAAAAAAAATw/bZ0QGrK2E4o/s1600/monument-national.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/monument-national-1.jpg" width="320" height="240" border="0" /></a></div>
<p>Aujourd’hui, un studio de théâtre intime occupe le sous-sol où se trouvait le jadis florissant Eden Musée et, selon le personnel et les étudiants, cette partie du bâtiment serait hantée.Ont été rapportés des claquements de tuyaux inexpliqués et des bruits étranges. Selon un article paru dans le journal <a href="http://journalmetro.com/actualites/montreal/889034/le-monument-national-dhier-a-demain/" target="_blank" rel="noopener">Métro</a>, le directeur technique de l’école, Yves Duceppe, était très réticent à y aller seul quand il y était étudiant, de 1979 à 1981. À l’époque, le sombre et non-rénové sous-sol était effrayant et infecté de rats et d’insectes. Il ne s’y est jamais aventuré tout seul. Apparemment, bien qu’il ait été converti en un studio de théâtre très polyvalent, les mystérieux phénomènes de hantises continuent. De nombreux étudiants ont rapporté de troublants sentiments de malaise et avoir été observés par quelqu’un ou quelque chose tapi dans les recoins sombres du studio. De plus, deux étages au-dessus du studio, il y a aussi eu de nombreux rapports d’un fantôme de femme qui apparaitrait en haut de l’escalier menant au théâtre principal du Monument National.</p>
<p>Il se murmure parmi les étudiants en théâtre que le fantôme qui hante le Monument national ne serait nul autre que Sarah Bernhardt, une des plus grandes actrices françaises de son époque. Bernhardt se représentait à Montréal et à Québec et elle était connue pour la colère qu’elle attirait des autorités catholiques de par ses prestations qui se voulaient très critiques envers l’Église. La théorie voudrait que Bernhardt hanterait le Monument National parce qu’en 1905 elle avait voulu y jouer mais qu’en raison de contraintes budgétaires elle avait finalement choisi de se représenter au Théâtre Français, à peine à 5 minutes à pied de ce qui est aujourd’hui le Club Metropolis.</p>
<p>Bien qu’on la disait être  « la plus célèbre actrice que le monde ait jamais connue », Bernhardt était une actrice excessivement excentrique. Elle présentait plusieurs phobies étranges, telles que la peur d’être enterrée vivante, de devenir mince, de vieillir sur scène tout en perdant sa fascinante et presque inquiétante beauté. Pour surmonter sa peur de l’inhumation prématurée, on raconte que Bernhardt aurait dormi dans un cercueil inconfortable pendant plusieurs années.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://2.bp.blogspot.com/-rOIHYJmo5i8/Vq-s02GjnuI/AAAAAAAAATY/uvrC8dNk6zg/s1600/Bernhardt%2Bin%2Bcoffin.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/Bernhardtincoffin-1.jpg" width="320" height="241" border="0" /></a></div>
<p>Elle aurait également gardé le squelette d’un homme dont elle disait qu’il était mort d’amour, accroché devant le miroir de son effrayant boudoir, avec son doigt pointant vers sa propre réflexion.</p>
<p>Quand Bernhardt mourut d’urémie en 1923, les arrangements funéraires furent simples. Elle avait fait construire son tombeau des décennies avant sa disparition, en 1889, dans le cimetière parisien du Père Lachaise. Est-ce que son fantôme serait retourné au grandiose Monument National, un théâtre où elle avait toujours voulu performer? L’image fantomatique aperçue au sommet de l’escalier principal du théâtre pourrait être la sienne.</p>
<p>Cependant, qu’en serait-il des mystérieux bruits dont les claquements de tuyaux, et des sentiments d’inconfort qui hantent le « Studio Hydro-Québec »? Il semble peu probable que le fantôme d’une actrice tranquille puisse causer un tel chahut. Une théorie qui serait plus plausible serait que ces bruits soient causés par l’esprit d’Édouard Beaupré, le géant dont le cadavre embaumé avait été exposé sans ménagement parmi les personnages de cire de l’Eden Musée. On a l’habitude de dire que les morts n’aiment pas être insultés et les restes de Beaupré ont subi de nombreuses profanations.</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"></div>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://4.bp.blogspot.com/-K-5h6BZCio8/VrAmlG6HELI/AAAAAAAAAUg/qwMcAYXG_Eo/s1600/Sudio%2BHQ%2B2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/SudioHQ2-1.jpg" width="400" height="165" border="0" /></a></div>
<p>Après s’être vu refusé une sépulture auprès de sa famille en Saskatchewan et avoir été rempli de formaldéhyde, son cadavre a été transformé en curiosité de Freakshow pour être troquée et expédiée au plus offrant. De la Foire Mondiale de Saint-Louis à l’Eden Musée de Montréal, les restes de Beaupré furent empreints d’émotions fortes jusqu’à ce qu’ils soient finalement abandonnés dans un entrepôt poussiéreux. Récupéré par le personnel médical de l’Université de Montréal, son corps a subit encore plus d’indignités jusqu’à ce qu’il soit finalement récupéré par sa famille en 1989. Édouard Beaupré, géant et fort dans la vie, serait certainement capable de faire beaucoup de bruit.</p>
<p>Ainsi, une théorie qui serait davantage probable concernant le fantôme qui hante le studio du sous-sol serait que l’esprit inquiet des restes du Géant Beaupré chercherait constamment à rappeler son périple contre-nature à ceux qui osent s’aventurer dans le studio, en tambourinant sur les tuyaux, en faisant du bruit et en dévisageant les gens depuis les recoins sombres. Après tout, se voir refuser une sépulture pendant 85 ans rendrait n’importe quel esprit inquiet et enclin à hanter les endroits où ses restes se virent manquer de respect.</p>
<h2 style="text-align: center;">Hanted Nouvelles</h2>
<p>La programmation grand public des tours de fantômes de Haunted Montréal est suspendue pour la période hivernale mais des réservations privées pour les groupes de 10 personnes ou plus sont toujours possibles pour chacun de nos tours. Pour plus d’information ou pour voir quelles sont les dates et horaires disponibles, veuillez nous écrire à info@hauntedmontreal.com.</p>
<p>Durant les prochains mois et en vue de la saison 2016, Haunted Montréal prévoit d’évoluer. Notre objectif est de reconfigurer notre site Internet afin de l’améliorer et d’y intégrer un nouveau système de réservation, mais aussi d’engager davantage d’acteurs et d’offrir tous nos tours aussi bien en français qu’en anglais. Nous projetons d’offrir notre programmation grand public 2016 des tours de fantômes dès le mois de mai.</p>
<p>Nous invitons les clients qui auraient participé à un tour de fantômes à écrire un commentaire sur notre <a href="https://www.tripadvisor.ca/Attraction_Review-g155032-d8138226-Reviews-Haunted_Montreal-Montreal_Quebec.html" target="_blank" rel="noopener">page TripAdvisor</a> qui s’avère très utile à Haunted Montréal dans la promotion de ses tours.</p>
<p>Pour ceux qui lisent pour la première fois le blogue et qui souhaiteraient rester à l’affût des dernières nouvelles et recevoir le 13 de chaque mois une nouvelle histoire de fantômes se rapportant à Montréal, veuillez-vous inscrire à notre <a href="https://hauntedmontreal.com/accueil.html" target="_blank" rel="noopener">liste d’envoi</a>.</p>
<p><b>À venir le 13 mars</b> : L’église évangélique St. John</p>
<div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"><a style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;" href="http://3.bp.blogspot.com/-9UuBxo55W4w/Vq-rzQBT-6I/AAAAAAAAATM/I_XFTum5t9E/s1600/Red%2BRoof%2BChurch.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://hauntedmontreal.com/wp-content/uploads/2016/02/RedRoofChurch-1.jpg" width="320" height="250" border="0" /></a></div>
<p>Située au cœur du nouveau Quartier des Spectacles, l’Église évangélique St. John se distingue de par son toit rouge clinquant. Ce que les milliers de touristes qui l’environnent durant la saison des festivals ne réalisent surement pas c’est que l’église anglo-catholique au toit rouge est réputée hantée depuis fort longtemps. Cependant, au lieu des troublantes zones froides et autres déplaisantes manifestations paranormales, l’esprit qui hante l’église est décrit comme doux. En effet, des « zones chaudes » réconfortantes sont connues pour se matérialiser, conduisant les paroissiens à envisager que le fantôme soit nul autre que le fondateur désintéressé, Rector Edmund Wood, qui mourut en 1909. On dit qu’il la visite encore de temps en temps pour veiller sur les fidèles. Le fantôme n’est pas considéré comme sinistre mais plutôt vu comme un heureux rappel que le premier protecteur de l’égliseest toujours impliqué dans les saints ordres.</p>
<p><i>Donovan King est historien, professeur et acteur professionnel. Fondateur de Haunted Montréal, il coordonne ses talents pour créer les meilleures histoires de fantômes possibles, que ce soit dans la qualité rédactionnelle ou dans la performance théâtrale. Donovan King détient un DEC en Interprétation théâtrale (Collège John Abbot), un Baccalauréat en arts appliqués (Arts dramatiques en éducation, Université Concordia), un Baccalauréat en éducation (Enseignement de l’histoire et de l’anglais, Université McGill) et une Maîtrise en arts appliqués (Études théâtrales, Université de Calgary).</i></p>
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