Voici venu le cinquième billet du Blogue de Haunted Montréal! Disponible le 13 de chaque mois, l’édition de septembre se concentre sur les recherches que nous avons menées dans les oubliettes qui se cachent sous la place Vauquelin dans le Vieux-Montréal. À l’origine partie intégrante de la prison de Montréal, les cellules de prison sont reconnues pour être hantées par des criminels qui furent exécutés il y a bien longtemps sur le site.

Nous sommes aussi heureux de vous annoncer que nous offrons un tour spécial pour la période d’Halloween!
Des tours de fantômes publics et des réservations privées sont également disponibles pour Haunted Downtown Montréal et Haunted Moutain, et nous avons une page sur TripAdvisor qui permet à nos clients de laisser leurs avis et commentaires.

Haunted Recherches

La place Vauquelin est une place pittoresque située dans le quartier historique du Vieux-Montréal et qui donne sur un domaine militaire étagés, le Champ-de-Mars. Les touristes s’y attardent souvent, pour prendre des photos de la belle fontaine et lire les plaques historiques qui ornent l’Hôtel de ville et l’ancien palais de justice. Un jeu d’escaliers conduit tout droit au Champ-de-Mars.
Les visiteurs ignorent cependant un sombre secret : juste en dessous de la place se trouvent des oubliettes et une série de cellules de prison qui donnent la chair de poule et qui ont accueillies jadis les prisonniers les plus malheureux et misérables, certains jusque leur exécution.
Il s’agit là du site de la première prison de Montréal, prison tristement célèbre où les détenus étaient enfermés dans des conditions non sécuritaires et insalubres, et où avaient lieu des exécutions en direct. Des foules en liesse se massaient sur le Champ-de-Mars pour assister à la pendaison de criminels sur un échafaud dressé devant le mur de la prison. Les anciennes cellules de prison auxquelles le public ne peut accéder, sont réputées hantées, possiblement par les fantômes de criminels exécutés il y a bien longtemps.
Cette zone souterraine inaccessible est présentement supervisée par la Direction des finances de la ville, qui a ses quartiers dans l’ancien palais de justice, et selon les rumeurs, de nombreux cols bleus évitent soigneusement les oubliettes à cause des sentiments horribles qui naissent dans les cellules. On parle par exemple d’essoufflement, de claustrophobie, de peur et de terreur. Des zones de froid paranormal, où la température chute radicalement sans raison, ont même été constatées dans certaines cellules. Des sons étouffés peuvent aussi être parfois entendus dans la prison, tels que des tintements de chaînes et des murmures incompréhensibles de voix désincarnées. Même le personnel d’entretien est connu pour éviter cette zone autant que possible. L’accès aux anciennes cellules de prison est de surcroît strictement limité par l’administration de la ville.
Si on se penche sur l’histoire du site, la première construction remonte à l’époque de la Nouvelle-France, en 1692, et consista en une maison pour les prêtres jésuites. À l’époque, une prison rudimentaire française existait à l’angle nord-ouest du croisement entre la rue Notre-Dame et le boulevard Saint-Laurent. Lorsque les Britanniques prirent la ville en 1760, ils saisirent la propriété des jésuites et la convertirent en 1768 en une maison de détention. En 1803, un incendie endommagea le bâtiment et des plans furent établis afin qu’une nouvelle prison voient le jour.
La population de Montréal était alors à la veille d’éclater, les vieux murs de pierre de la Nouvelle-France furent démolis et un nouveau terrain au nom de Champs-de-Mars vit le jour. Nommé après le dieu romain de la guerre, Mars, le domaine fût conçu pour des exercices militaires, des promenades tranquilles et des grands rassemblements publics. En 1908, sur la partie sud du terrain commença la construction d’une nouvelle prison. Conçue par Joseph Courcelles (dit Chevalier), la prison de Montréal ouvrit ses portes aux détenus en 1811.
Les prisonniers étaient entre autres des vagabonds, des prostitués, des citoyens en attente d’un procès, des condamnés purgeant leur peine et des criminels attendant que leur exécution soit annoncée.
Les exécutions étaient très populaires à Montréal et en vertu du droit britannique, les pendaisons se devaient d’avoir lieu sur le site de la prison. Le Champs-de-Mars fut décrété comme étant la meilleure place jamais vue dans l’Empire britannique pour assister à une pendaison, en raison de la largeur de la bande de terre et de la pente du terrain. Les citoyens montréalais eurent droit à 44 pendaisons durant la courte existence de la prison. Les familles en profitaient souvent pour faire un pique-nique et apportaient leurs enfants afin de leur enseigner l’obéissance.
Les exécutions ont commencé en avril 1812, avec un certain D. McDougall qui fut condamné à la pendaison après avoir été surpris en train de voler dans un magasin. Son corps a été « donné à la science ». Au fil des années qui passèrent, d’autres prisonniers ont été pendus pour des crimes tels que le cambriolage, le vol à l’étalage, le vol de chevaux, la falsification, le petit larcin, le viol et l’assassinat. Certaines des exécutions ont fait froncer des sourcils, comme celle d’un garçon de 13 ans nommé B. Clement qui a été pendu en 1813 pour avoir volé une vache, ou encore celle en 1817, quand un certain Monsieur Gendron a chuté de l’échafaud pour « sacrilège ».
La dernière exécution à la prison de Montréal eut lieu vers 10 heures le vendredi 30 août 1833. Le centre d’attraction était Adolphus Dewey, un homme qui avait assassiné dans un accès de jalousie sa jeune épouse Euphrasine Matineau. Après lui avoir tailladé les poignets et la gorge avec un rasoir, Adolphus a fui aux États-Unis. Il fut vite arrêté et ramené à Montréal où il fut promptement jeté dans les oubliettes de la prison. Il attendit enchainé pendant 4 mois avant de se voir reconnu coupable d’assassinat à son procès.
Adolphus est également resté enchainé dans la prison alors qu’il attendait son inévitable exécution. Il a passé ses derniers jours à prier et à lire la Bible. Il a également accepté un visiteur religieux, un évangéliste américain du nom de Nancy Towle, qui voulait assurer son salut. Adolphus lui expliqua que parce qu’il s’était repenti à Dieu, il serait bientôt réunis avec sa belle épouse Euphrasine au paradis. Nancy Towle a enregistré ses paroles et ses pensées, pour la postérité, dans un document intitulé « Some of the Writings and Last Sentences of Adolphus Dewey ».
Pour son exécution, Adolphus demanda à ce qu’il puisse porter un beau costume noir et à ce que l’agent de police ait sur lui une copie de ses derniers mots. Sur l’échafaud, Adolphus a tenu un discours enflammé dans lequel il présenta ses excuses aux citoyens, accepta la responsabilité de son crime, déclara aux spectateurs qu’il avait trouvé Dieu et les supplia de prier pour son âme.
En guise de sombre finale, quand Adolphus tomba de l’échafaud, son cou ne se rompit pas. À la place, il se tordit et se déforma dans le nœud coulant, haletant et écumant de la bouche, pendant quatre longues minutes avant de finalement expirer. Ce fut l’exécution la plus populaire dans l’histoire de Montréal, plus de 10 000 personnes y assistèrent.
Malgré sa renommée auprès des citoyens, grâce aux exécutions en direct, la prison de Montréal pouvait également être décrite comme un endroit corrompu. Par exemple, en 1817, un groupe de commerçants de fourrures aisés qui appartenaient à la Compagnie du Nord-Ouest, fut arrêté et mis en prison. Connus comme les “Nabobs of the North”, les marchands de fourrure usèrent de leurs connexions politiques et se délestèrent de nombreuses richesses pour assurer la tenue de fêtes somptueuses entre les murs de la prison, jusqu’à ce que leurs collaborateurs soient libérés. Des rumeurs voulaient aussi que la corruption aille même jusqu’à entrainer l’évasion et le geôlier et son fils étaient connus pour satisfaire leur plaisir sexuel en prenant avantage des prostituées incarcérées.
Les conditions au sein de la prison de Montréal étaient particulièrement misérables et redoutables. La prison surpeuplée empestait et était infestée de vermine. En été il faisait excessivement chaud et en hiver c’était à peine chauffé. Le vent glacial et la poudrerie s’insinuaient à travers les carreaux brisés, ce qui rendait la prison extrêmement froide en hiver. Les détenus étaient contraints de dormir dans des cellules à même le sol, parfois sur un lit de paille sale, avec un nombre insuffisant de couvertures. Les détenus en attente de leur jugement ou de leur exécution étaient enchainés au mur pendant qu’ils dormaient. La nourriture se composait de pain et d’eau, mais les dimanches et jours fériés, un certain plaisir était au rendez-vous avec un bouillon aqueux renfermant des morceaux de viande mystérieuse.
Les prisonniers étaient également traités de façon inhumaine. Selon « History of The Montreal Prison » du reverend J. D. Borthwick, les détenus désobéissants étaient conduits pour une période certaine dans la « dark cell », une sorte de cellule d’isolement plongée dans le noir complet. D’autres captifs furent marqués à la main avec un fer chaud en forme de couronne. Pendant cette douloureuse torture, les criminels devaient crier trois fois « Vive le roi » s’ils voulaient voir le fer se retiré de leur peau cloquée. S’il s’agissait d’un soldat, la couronne laissait place à des lettres, BC pour « bad conduite » ou D pour désertion.
D’autres formes de punition populaires furent infligées en public, directement en face, de l’autre côté de la rue Notre-Dame, au pied de la Colonne de Nelson. Ladite colonne fut érigée en 1809, en hommage à l’amiral Horatio Nelson, héros de la marine britannique. Les citoyens de Montréal avaient souvent la chance de profiter d’un spectacle à la base sud de ce monument, conçu pour humilier les criminels trouvés coupables de crimes moins graves.
Le bourreau qui vivait dans la prison de Montréal était connu pour corriger les criminels et les prisonniers rebelles avec un chat à neuf queues, une sorte de fouet à neuf lanières conçus pour infliger un maximum de douleur. Les victimes étaient fouettées 39 fois chacune, au nom de la tradition.
Les autorités auraient également retenu des prisonniers dans un pilori et invité les citoyens à leur jeter des ordures, y compris les crottins de cheval qui jonchaient le Place Jacques Cartier et un marché animé. Ce châtiment public était considéré comme un bon moyen de punir collectivement et de couvrir de honte les criminels, tout en étant un bon moyen de décourager les autres de commettre le même crime.
En 1835, la prison de Montréal a commencé à se détériorer. Le bâtiment s’effritait et du fait de la surpopulation, les conditions à l’intérieur s’aggravèrent. Un point de crise fut atteint en Décembre, lorsque le cadavre congelé et émacié d’un homme presque nu fut découvert dans une cellule, au petit matin. Le geôlier l’identifia comme l’un des prisonniers : John Collins, un vagabond affamé et malnutris.
Un grand jury a été immédiatement assemblé pour examiner la situation. Après enquête, fut publié un rapport accablant à propos de la prison de Montréal. Rapport où il était notamment dit que la prison tombait en ruine après seulement 27 ans d’existence et que les conditions à l’intérieur y étaient absolument épouvantables. Le rapport évoqua également le fait que la nourriture y était insuffisante, que la prison n’était pas correctement chauffée en hiver, que les détenus étaient entassés la nuit dans des cellules glaciales sans lit, qu’il n’y avait que 54 couvertures pour 84 prisonniers et que beaucoup d’entre eux manquaient de vêtements, ne portant parfois rien d’autre que des chiffons. Fut aussi noté le fait que les détenus en attente de jugement ou d’exécution étaient gardés enchainés. Non seulement la prison fut jugée misérable et surpeuplée, mais le rapport nota de surcroît que le geôlier et ses fils avaient profité sexuellement des 37 prostituées qui y étaient enfermées à l’époque.
En 1836, la prison de Sainte Marie (rebaptisée plus tard Pied-du-Courant) fut érigée à l’est, sur le rivage près de le courant Sainte-Marie. L’ancienne prison de Montréal fut convertie en « House of Industry », un lieu où les vagabonds pouvaient travailler. Cependant, en 1837, le bâtiment fut à nouveau réquisitionné comme prison lorsqu’une rébellion commencée par Les Patriotes engendra un nombre impressionnant de prisonniers.
En 1838, la prison de Montréal fut définitivement fermée. Pendant quelques années le bâtiment fut utilisé comme quartier général pour les officiers de l’artillerie et, en 1846, la prison fut démolie pour laisser place au nouveau palais de justice. Pendant la démolition, il a été décidé de préserver les anciennes cellules de prison afin qu’elles servent de fondation pour le nouveau palais de justice et une place publique, initialement appelée place Neptune, à l’ouest de l’ancienne prison.
Aujourd’hui, les oubliettes et les cellules qui se cachent juste en dessous de la place Vauquelin sont strictement hors d’accès et il est difficile d’obtenir des informations des autorités de la ville à propos de cette zone interdite. Bien que les archivistes et guides officiels de la ville de Montréal prétendent souvent ne pas avoir connaissance de toutes les hantises, parfois l’un d’eux se prend à relater une rumeur qu’ils ont entendu. En tant que tel, il est difficile de spéculer exactement ce qui hante peut-être les vieilles cellules de la prison de Montréal.
Par exemple, les zones de froid mystérieuses peuvent être mises en lien avec le vagabond affamé, John Collins, qui est mort gelé dans les oubliettes par une nuit glaciale de décembre, en 1835. Il en va de même pour les murmures désincarnés, ils sont extrêmement difficiles à replacer mais pourraient être connectés avec les prières d’Adolphus Dewey, qui peuvent ne pas lui avoir donné le droit d’être réunis au ciel avec sa chère épouse Euphrasine. En effet, de nombreux spectateurs qui ont assisté à son exécution ont estimé que sa lente agonie était la preuve du mécontentement de Dieu et qu’il était un cas de justice poétique. Le fantôme d’Adolphus Dewey pourrait-il hanter les vieilles cellules, priant pour un châtiment qui ne viendra jamais? Les activités paranormales pourraient également être reliées à des dizaines d’autres criminels qui ont été pendus à la prison, comme B. Clément, le garçon de 13 ans reconnu coupable d’avoir volé une vache.
Une chose est certaine, plus de recherches sont nécessaires pour élucider la nature exacte des hantises dans les cellules et pour recueillir plus de détails qui pourraient rendre les connexions plus évidentes. Au moment d’écrire ces lignes, Haunted Montréal tente encore d’accéder à la vieille prison de la prison de Montréal, sans succès.
Toutefois, l’annonce récente de la mairie suggère que les choses pourraient bien être en train de changer. En Juillet 2015, la Ville de Montréal a lancé un appel auprès de soumissionnaires pour des services archéologiques à l’endroit de la place Vauquelin. Des plans sont en cours de réalisation pour une fouille archéologique dans cette région, fouille qui serait à faire en conjonction avec la réparation des fondations de l’Hôtel de ville.
La porte-parole de la ville, Valérie De Gagné, a expliqué : « Les archéologues vont étudier les traces archéologiques qui restent et feront tamiser le sol où elles se trouveront … Cela leur permettra d’en apprendre davantage sur les activités qui ont eu lieu au cours du temps à cet endroit ».
Bien qu’on ignore exactement ce que les archéologues vont découvrir, avec l’histoire et les rumeurs de phénomènes paranormaux dans les anciennes cellules de la prison de Montréal, les attentes sont élevées… les travailleurs pourraient dénicher beaucoup plus que ce à quoi ils pensent qu’ils vont être confrontés! Personne ne sait encore si les oubliettes et les cellules seront enfin rendues accessibles au public une fois que le travail sera terminé.
Quel que soit l’issue, Haunted Montréal continuera de surveiller de près la situation et gardera ses lecteurs à jour quant aux progrès des fouilles archéologiques.
À venir le 13 octobre: Le fantôme de la bibliothèque de McLennan. De nombreuses anecdotes à l’Université de McGill suggèrent que le sixième étage de la bibliothèque McLennan est hantée. L’apparition spectrale d’un homme agé vétu d’un manteau bizarre a été aperçu entrain de flanêr entre les étagères, même des fois s’arrêter juste derrière des étudiants en pleine lecture ou des bibliothécaires qui mettaient des livres en rayons. Lorsque la personne, pertubée, réagit, soit verbalement ou corporellement, le fantôme disparrait…On a très peu d’information sur qui est cette apparition et pourquoi elle hante le sixième étage. Le bâtiment, construit dans le style Brutaliste, a été construit en 1969, mais avant durant le 19ième siècle il y a avait un vieux manoir sur le même site. Le manoir se nommait Dilcoosha, un mot Hindu qui veut dire « Le Délice du Coeur » et c’était la residence de Jesse Joseph, un financier montréalais qui est mort en 1904 à l’age de 86 ans. Pourrait-on peut-être dire que c’est lui qui hante la bibliothèque?

 

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Dimanche 27 septembre à 20h00 Haunted Downtown Montréal ***Nouvelle date ***
Vendredi 2 octobre à 20h00         Haunted Mountain
Vendredi 9 octobre à 20h00         Haunted Downtown Montréal
Samedi 10 octobre à 20h00          Haunted Mountain
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Samedi 24 octobre à 20h00
Dimanche 25 octobre à 20h00
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