Voici venu le quatrième billet du Blogue de Haunted Montréal! Disponible le 13 de chaque mois, l’édition d’août se concentre sur les recherches que nous avons entreprises sur l’école Villa Maria. Située sur le flanc ouest du Mont-Royal, la prestigieuse école Villa Maria s’occupe de l’éducation des filles depuis 1854. Initialement construit pour être une demeure pour les fonctionnaires de haut niveau puis converti en l’Hôtel Monklands pendant cinq ans avant d’être finalement transformé en école, l’endroit est réputé hanté par plusieurs fantômes.

C’est avec plaisir que nous vous annonçons également que notre saison grand public bat son plein et que des réservations privées sont de surcroît disponibles, autant pour Haunted Downtown que pour Haunted Mountain. Notez aussi que nous avons une page sur TripAdvisor qui permet à nos clients de laisser leurs avis et commentaires quant à nos tours de fantômes.

Haunted Recherches

Villa Maria est une prestigieuse école privée nichée sur le flanc ouest du Mont-Royal. S’occupant de l’éducation des filles depuis 1854, Villa Maria est l’une des plus anciennes écoles de Montréal – ainsi que l’une des plus hantées!

Les écolières inscrites à Villa Maria répandent des rumeurs de hantise depuis des décennies, bien souvent à l’encontre des autorités religieuses qui furent impliquées fut un temps dans l’administration de l’école. Bien que l’école offre désormais une éducation des plus laïques, les lieux sacrés sont toujours réputés hantés par divers fantômes.

Certains endroits sont dits extrêmement hantés, comme le hall principal, où une mystérieuse corde oscille de temps à autre de son propre chef, et le quatrième étage où les étudiantes ont souvent été témoins de lumières clignotantes, de rafales de vent froid, mais aussi de bruits de pas de fantômes et de pleurs désincarnés. Fouiller dans l’histoire de ce site permet de fournir des pistes sur ce qui peut être à l’origine de ces phénomènes de hantise.

L’histoire commence en 1795, quand Lord James Monk, le juge en chef du Bas-Canada, achète de la famille Décarie le domaine où trône actuellement Villa Maria. Il ordonne la construction d’une villa de style palladien en 1804, qu’il appellera affectueusement « Monklands ». À la suite du décès de Sir James Monk, sa nièce Elizabeth Ann Monk hérite de la propriété et elle choisit de la louer à la Couronne comme résidence pour le gouverneur général du Canada. Le bâtiment est alors modifié pour paraître plus imposant et luxueux.

Trois gouverneurs généraux résidèrent à Monklands, dont Sir Charles Metcalfe, Lord Cathcart et Lord Elgin. À la suite d’un épisode dangereux le 25 avril 1849 qui bouleversa la vie de Lord Elgin et de sa femme enceinte, la décision de convertir la propriété en un hôtel fut prise.
Lord Elgin avait passé le Bill des pertes de la rébellion au Parlement canadien, incitant une foule en colère de radicaux du Parti conservateur à passer à l’action. Ils menacèrent de brûler la maison de Lord Elgin avec sa femme enceinte à l’intérieur. Finalement, des têtes plus froides dans la foule se firent entendre et après bien des débats, les émeutiers choisirent plutôt de brûler le Parlement, qui était alors situé dans ce qui est maintenant le Vieux-Montréal.

Le danger encouru par les hommes politiques de la Couronne à Montréal était réel et d’actualité, ce qui incita la reine Victoria à faire déménager le Parlement à Ottawa plusieurs années plus tard. C’est depuis là que les gouverneurs généraux canadiens ont vécu.

La résidence devint alors l’Hôtel Monklands, qui pourrait davantage être décrit comme une auberge de campagne. Situé sur les pentes bucoliques du Mont-Royal, il répondait aux besoins de ceux qui voyageaient entre Montréal et les villages plus au nord, mais il a fonctionné seulement cinq ans avant de se voir fermer. Une rumeur laisse entendre que l’hôtel s’était bâti une réputation salace, celle d’un endroit où les affaires romantiques pouvaient se dérouler en toute discrétion et en secret, ce qui alarma la famille Monk ainsi que les autorités religieuses de la ville.

En 1854, la Congrégation de Notre-Dame mis fin à l’Hôtel Monklands. L’organisation catholique acheta en effet le domaine pour y ouvrir un pensionnat de jeunes filles. Ils rebaptisèrent le bâtiment « Villa Maria » et l’école commença à divulguer une éducation très chrétienne exclusivement enseignée par des religieuses et des gens du clergé, dans les débuts.

Les cours couvraient tout, du contenu universitaire au contenu spirituel, incluant  l’anglais, le français, l’art de la conversation, l’arithmétique, la méditation, sans oublier l’examen de conscience et l’étude de la Bible, qui été dispensée pour encourager la discipline spirituelle.

Le programme comprenait également des arts : le dessin, la couture, la peinture sur porcelaine, mais aussi la harpe et de piano. Les étudiants avaient également accès à un télescope pour étudier les corps célestes et l’astronomie.

Qui plus est, en plus de ce programme riche et religieux, les étudiants pouvaient recevoir également une leçon de paranormal s’ils se prenaient à écouter les rumeurs persistantes ou expérimentaient quoi que ce soit de mystérieux.

Lynda da Silveira, une ancienne étudiante de Villa Maria, travaille maintenant à l’école. Elle a développé un vif intérêt pour les fantômes qui hantent le lieu et a récemment été interviewée par la Gazette de Montréal sur les activités paranormales qui se dérouleraient à Villa Maria.

Elle a partagé une histoire de premier plan sur une corde qui pend du deuxième étage, au-dessus du hall principal, dans le bâtiment d’origine, avec une cloche d’école attachée à son extrémité. Selon Lynda da Silveria, les étudiants se réfèrent à elle comme « la corde de pendaison » et murmurent qu’à 23 heures précises, elle commence parfois à osciller de son propre gré.

Selon la légende, un homme entretenait une liaison passionnée avec une femme mariée et il l’amena à l’Hôtel Monklands pour un rendez-vous romantique. La femme, craignant d’être surprise, l’abandonna à la hâte à l’hôtel un soir. Dévasté, son esprit s’obscurci et il devint désespéré.

« Cette nuit-là, il se pendit avec la corde », relate Lynda da Silveira. « On raconte qu’au moment de sa pendaison, il était 23 heures, et souvent à cette heure-là vous pouvez voir la corde se mouvoir. Le carillon de la cloche sonne comme le cri d’agonie d’un homme mourant … Nous l’appelons tous la corde de pendaison ».

Lynda da Silveira a également une théorie quant aux activités paranormales qui se produisent au quatrième étage, et qui consistent en des lumières clignotantes, des rafales de vent froid, des bruits de pas de fantômes, des pleurs désincarnés et parfois même des rires.

« Beaucoup d’enseignants et d’employés qui ont défilés tout au long de ces années vous diront que des choses bizarres se passent constamment à cet étage », déclare Lynda da Silveira. « Donc, vous serez assis là, et tout à coup une rafale de vent froid arrivera de nulle part. Les lumières se désactiveront. Vous aurez l’impression que quelqu’un traversera la pièce, même si vous êtes le seul sur l’étage ». Selon la Gazette de Montréal, certains enseignants ont même avoué avoir entendu des rires désincarnés.

Apparemment, ces activités étranges pourraient être reliées à une étudiante du nom de Lillian Stubbs, qui est arrivée à Villa Maria à la fin des années 1870. Selon le récit, Lillian attendait de rentrer chez elle au Texas pour les vacances d’été mais malheureusement elle contracta le choléra, une maladie mortelle et contagieuse et en raison du risque d‘infection, fut mise en quarantaine à l’école pour l’été et du rester sous la garde et la surveillance des religieuses.

En dépit de la prise en charge par les religieuses et la mère supérieure, Lillian fut incapable de conjurer le choléra et mourut dans une chambre spartiate de l’école en 1880, loin de sa famille et de sa maison.

Elle a été enterrée dans la crypte de l’école le 25 juillet 1880, sous une pierre tombale sculptée avec un ange. Lillian a ainsi rejoint d’autres membres notables de l’école qui y étaient morts, dont plusieurs étudiants victimes de la variole et même une mère supérieure, qui est morte deux jours avant Noël en 1875 lors d’une épidémie.

La mort a continué de frapper l’école, en 1928 deux jeunes filles de plus ont péri. Une des étudiantes avait seulement 6 ans quand elle a développé une pneumonie suite à un épisode de rougeole, l’autre fillette est morte de la scarlatine.

Revenant sur les phénomènes de hantise, Lynda da Silveira déclara : « La nuit, pendant l’année, vous pouvez entendre les pas d’une jeune fille monter et descendre au quatrième étage, et vous pouvez entendre une jeune fille rire et claquer les portes… mais pendant les vacances de Noël, les bruits de pas se font silencieux, et ce que vous entendrez à la place seront des pleurs ».

Peut-être que les mystérieux pleurs de la période de noël sont en lien avec la mort tragique de la mère supérieure. On ignore si les autres événements paranormaux sont liés quant à eux à Lillian Stubbs ou à d’autres filles qui ont succombé à la maladie, ou encore à d’autres esprits encore inconnus qui hantent les étages supérieurs de l’école.

Quel que soit la théorie, Villa Maria a été déclarée monument historique en 1951 en raison de son importance historique et des résidents notables qu’elle y a vus au fil des ans.

Plus récemment en 2015, après 161 années d’éducation exclusivement réservée aux filles, les autorités scolaires ont décidé de passer à un modèle mixte. La décision a été mal accueillie par certains parents mais les responsables ont expliqué qu’en raison d’une baisse de la natalité et des lois linguistiques quant à l’accessibilité à l’éducation en anglais au Québec, ce changement était nécessaire. Ainsi, une nouvelle génération d’écoliers est en passe de rejoindre les filles à l’automne 2016 pour étudier dans les lieux sacrés de l’école Villa Maria.

Une chose est certaine, en plus d’étudier le programme verni fourni par l’école, les nouveaux étudiants vont aussi apprendre les vieilles rumeurs et légendes sur les fantômes qui hantent Villa Maria. Peut-être qu’avec le mélange des genres, de nouvelles histoires de fantômes apparaîtront à mesure que les garçons exploreront les coins et recoins de la succession historique et travailleront leur imagination sans borne. Seul le temps nous le dira!

 

Haunted Nouvelles

Haunted Montréal est fière d’avoir organisé une collecte de fonds le dimanche 9 août dernier pour soutenir la bourse créée en hommage à Ange-Aimée Woods. Par le biais de deux représentations spéciales de Haunted Downtown Montréal (14h00 et 20h00) et grâce à nos généreux invités, nous avons récolté 501,50 $ $ sur l’objectif total de 15 000,00 $ qui permettrait d’assurer la pérennité de la bourse.

La saison grand public de Haunted Montréal bat son plein et des tours de fantômes privés sont également disponibles!

Les tours privés peuvent être organisés pour des groupes de 10 personnes ou plus et sont sous réserve des disponibilités offertes. Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter à info@hauntedmontreal.com.

Concernant la programmation grand public des tours de fantômes et pour répondre à la forte demande, nous venons tout juste d’ajouter de nouvelles dates! Voici les détails de toutes les représentations à venir :

Samedi 15 août à 20h00               Haunted Downtown Montréal
Vendredi 21 août à 20h00             Haunted Mountain
Samedi 29 août à 20h00               Haunted Downtown Montréal
Vendredi 4 septembre à 20h00     Haunted Mountain
Vendredi 11 septembre à 20h00   Haunted Downtown Montréal
Vendredi 18 septembre à 20h00   Haunted Mountain
Vendredi 25 septembre à 20h00   Haunted Downtown Montréal
Vendredi 2 octobre à 20h00          Haunted Mountain
Vendredi 9 octobre à 20h00          Haunted Downtown Montréal
Samedi 10 octobre à 20h00          Haunted Mountain
Dimanche 11 octobre à 20h00      Haunted Downtown Montréal       ***Nouvelle date!***

Des dates supplémentaires pourraient être ajoutées si la demande le nécessite!

Haunted Montréal essaie autant que faire se peut de faire connaître ses tours de fantômes et ses recherches sur les phénomènes de hantise. Si vous avez participé à un tour de fantômes, Haunted Montréal vous invite à donner votre avis sur notre page TripAdvisor! Nous apprécions toutes les rétroactions positives!

Si vous avez été témoin d’une quelconque activité paranormale à Montréal ou si vous avez une histoire de fantômes locale à raconter, n’hésitez surtout pas à nous contacter par courriel à info@hauntedmontreal.com.

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À venir le 13 septembre : Les phénomènes de hantise dans les cellules de la prison du Vieux-Montréal. De 1811 à 1836, la tristement célèbre prison de Montréal avait sise sur le côté nord du Champs-de-Mars, approximativement là où se situe la Place Vauquelin aujourd’hui
et sous l’ancien palais de justice à l’ouest. La prison de Montréal était notoire et logeait des détenus dans des conditions primitives. Avec l’absence de chauffage en hiver, un manque de literie et de couvertures, un régime composé uniquement de pain et d’eau, et des détenus qui attendaient leur jugement ou leur exécution enchaînés aux murs, la prison était un lieu d’immense souffrance et de tragédie. En 1835, après que la prison ait vu mourir de froid entre ses murs un vagabond nommé John Collins, un grand jury l’a condamna, ouvrant la voie à sa démolition en 1846. Un palais de justice fut construit sur les fondations des anciennes cellules en 1850 et un square public vit le jour en 1858 sur la partie est. Les anciennes cellules existent toujours sous la Place Vauquelin  et l’ancien palais de justice et elles sont réputées hantées par les fantômes des criminels qui jadis y ont été exécutés et d’autres esprits. Avec la récente annonce de la mairie que des fouilles archéologiques seront faites dans cette zone, on s’attend grandement à ce que les travailleurs dénichent plus que ce à quoi ils s’attendaient!

 

Donovan King est historien, professeur et acteur professionnel. Fondateur de Haunted Montréal, il coordonne ses talents pour créer les meilleures histoires de fantômes possibles, que ce soit dans la qualité rédactionnelle ou dans la performance théâtrale. Donovan King détient un DEC en Interprétation théâtrale (Collège John Abbot), un Baccalauréat en arts appliqués (Arts dramatiques en éducation, Université Concordia), un Baccalauréat en éducation (Enseignement de l’histoire et de l’anglais, Université McGill) et une Maîtrise en arts appliqués (Études théâtrales, Université de Calgary).

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