Bienvenue au vingt-sixième article du blogue de Montréal hanté ! Nous en publions un chaque 13 du mois. Dans l’édition de juin 2017 nous focalisons notre recherche sur le fort britannique hanté de l’ile Sainte-Hélène. Montréal hanté est également ravi de vous annoncer que notre saison publique est ouverte. Nos visites hantées du Griffintown et du Mont-Royal alternent tous les vendredis soirs !

RECHERCHE DU PARANORMAL

L’ile Sainte-Hélène émerge des eaux tumultueuses et tourbillonnantes du fleuve Saint-Laurent, juste au sud-est du Vieux Montréal. Son affleurement étagé a une histoire remarquable, incluant un site qui attire les enquêteurs les plus sceptiques du paranormal. Perché sur une pente au milieu de la partie nord de l’ile, un vieux fort britannique menace, réputé être hanté depuis longtemps.

Aujourd’hui la structure fortifiée abrite le musée Stewart, qui « célèbre l’influence de la civilisation européenne en Nouvelle-France et en Amérique du Nord. » Par ses expositions notoires et ses mille objets historiques il attire des foules chaque année. Bien que la plupart des gens veulent une leçon d’histoire au musée, d’autres cherchent quelque chose d’entièrement différent : les fantômes et l’activité paranormale supposés assaillir le vieux fort.

Avant d’examiner les fantômes du fort, l’activité paranormale et ses enquêteurs, un peu de son histoire est requise.

L’ile Sainte-Hélène a des origines volcaniques et trois petits pics sortant trente mètres des eaux tourbillonnantes du Saint-Laurent. Vieille d’environ 200 000 ans, l’ile mesure 3 km par 600 m et a été utilisée des milliers d’années durant par plusieurs Premières Nations, comme le montrent les découvertes archéologiques de deux sites sur l’ile. Des fragments de poterie et d’anciens morceaux de pipes suggèrent que l’ile avait été visitée par les Iroquois du Saint-Laurent, une des Premières Nations mystérieusement disparue.

Durant son voyage d’exploration en 1535, Jacques Cartier aborda ce qui est maintenant l’ile de Montréal, sans mentionner sa petite cousine, l’ile Sainte-Hélène d’aujourd’hui.

Elle n’eut aucun nom avant 1611, quand elle fut visitée par Samuel de Champlain. En admirant sa beauté naturelle, il décida de la nommer en l’honneur de sa femme pubère de 13 ans, Hélène de Champlain. Un an auparavant elle lui avait été donnée en mariage alors qu’il était 31 ans son ainé.


Hélène n’ayant pas encore atteint l’âge de consentement, une clause dans le contrat de mariage requérait un lapse de deux ans avant que le couple pût cohabiter. L’ile Sainte-Hélène apparait au bas dans le milieu du Saint-Laurent d’une carte qu’il dessina.

L’ile connut plusieurs morts durant les premières années de la colonisation française. Le 5 juin 1611, un chef Montagnais nommé Outetoucos et un colon Français nommé Louis se noyèrent en tentant de braver les rapides tourbillonnantes après avoir chassé du héron sur une ile voisine. Outetoucos fut enterré sur l’ile Sainte-Hélène tandis que la mort de Louis alla influencer la toponymie de Montréal. Les eaux turbulentes où les hommes s’étaient noyés furent nommées les rapides du Sault-Saint-Louis, et, plus loin vers l’ouest où le fleuve s’élargit, le lac Saint-Louis fut nommé en l’honneur du Français noyé.

L’ile connut d’autres morts le 9 août 1664, quand les colons français Jacques Dufresne et Pierre Maignant furent tués par des guerriers iroquois. Suivant la fondation sur l’ile de la colonie de Ville-Marie en 1642, un état de guerre fut déclaré entre les Mohawks Première Nation iroquoise et les colons français, qui essayaient de les convertir au catholicisme.

La première trace de propriété sur l’ile date de 1635 lorsque la Compagnie de la Nouvelle France octroya la seigneurie de Citière, ce qui incluait l’ile Sainte-Hélène, à François de Lauzon, fils du gouverneur. En 1657, de Lauzon céda une bande de terre seigneuriale a Charles Le Moyne, incluant les iles Sainte-Hélène et la Ronde. Remarquablement, en 1700 le roi de France nomma Charles LeMoyne baron pour honorer ses accomplissements militaires, faisant de lui la seule personne née en Nouvelle-France avec ce titre nobiliaire. La seigneurie de Longueuil fut aussi déclarée une baronnie, la seule en Nouvelle-France.

En 1760, les soldats britanniques marchent sur Montréal, qui capitule, mettant fin au projet de la Nouvelle-France. Toutefois, les nouveaux seigneurs britanniques ne disputent pas la propriété privée, l’ile Sainte-Hélène reste alors entre les mains de la famille Longueuil des années durant.

Les Britanniques convoitaient l’ile pour y bâtir un fort suivant la guerre de 1812, un conflit qui vit les milices américaines envahir le Haut et le Bas Canada, quoique sans succès. Pour mieux défendre Montréal, ils voulaient un fort, un arsenal, une caserne et un blockhaus sur l’ile Sainte-Hélène. En 1818, la baronne de Longueuil autorisa la vente de l’ile au gouvernement britannique pour la somme de £15,000.

Le fort fut construit entre 1820-24, selon les plans du lieutenant-colonel Elias Walker Durnford, un officier des Ingénieurs Royaux. On y trouva un arsenal à munition, un entrepôt d’armes, une caserne, un petit arsenal et une tour de garde entourés d’un mur de calcaire épais. Hors du complexe fortifié se tenait un large arsenal blindé anti-bombes qui contenait près de 5000 barils de poudre. Conçu pour servir d’arsenal et d’entrepôt, c’était une partie d’une chaine de forts bâtis pour protéger le Canada contre la menace d’une invasion américaine.


La pierre utilisée pour la construction du fort était un mélange de brèche rouge, prise à même l’ile, et du moellon des fortifications originelles de Montréal, démantelées quelques années auparavant.

Durant les années 1832-34, Montréal entra en crise. Après qu’un navire fut arrivé transportant des immigrants cholériques, une épidémie ravagea la ville ; puis le fort fut changé en hôpital. Nombreux furent les gens hospitalisés qui moururent de la maladie très contagieuse : son taux de mortalité montait jusqu’à 50 %. Le choléra fit près de 2000 victimes à Montréal, tuant près de 6% des habitants. Dans ses traces, des familles brisées, dévastées, comme des centaines d’orphelins dont les parents avaient succombé à la maladie.

D’autres changements viendraient. En 1829, un cimetière militaire fut construit dans l’est de l’ile. En 1837, le fort changea encorede vocation devenant une prison militaire à la suite d’une série de rébellions. Il a été ravagé par le feu en 1848, mais reconstruit de 1863 à ’64. Seulement quatre ans plus tard, en 1867, le Dominion du Canada fut créé le 1 juillet. Les troupes britanniques quittèrent le Canada en 1870, et le gouvernement canadien acquit l’ile pour la transformer en parc public en 1874.

Le fort était actif durant les deux grandes guerres. Au cours de la Première Guerre mondiale, il servait d’arsenal à munitions et dans les années 1930 il fut restauré en tant que projet de création d’emploi lors de la Grande Dépression. Durant la Première Guerre mondiale, on le convertit en camp d’internement nommé s/43. Les PG (prisonniers de guerre), la plupart des Italiens et des Allemands, furent forcés au dur labour comme fermiers ou bucherons.

En 1944, le camp d’internement fut fermé à la suite d’un rapport interne sur la maltraitance des prisonniers.

Le musée David M. Stewart fut fondé en 1955 afin de recueillir, garder et exposer des objets historiques du passé colonial canadien, surtout de l’époque de la Nouvelle-France. Établie dans le fort, la collection du musée contient des objets datant des 16e jusqu’au 19e siècles.


Durant les années 1960, l’ile Sainte-Hélène subit de grands changements dus à l’Expo ’67, ayant été choisie pour site sous le thème « Terre des Hommes ». En utilisant 28 millions de tonnes de terre excavée de la construction du métro de Montréal, l’ile Saint-Hélène fut bien agrandie et fusionnée aux iles voisines. L’ile Notre-Dame adjacente fut aussi construite en même temps accueillant les pavilions de plus de soixante pays pour l’exposition universelle. Du 27 avril au 29 octobre 1967, 50 millions de visiteurs ont visité l’Expo ’67, jugée comme la plus réussie du 20e siècle.

Après sa fermeture tard en 1967, l’Expo eut son site renommé à Parc des Iles de Montréal. En 1999, il fut renommé encore, cette fois à Jean-Drapeau en l’honneur de l’ex-maire de Montréal qui avait fait bâtir le métro de la Ville, agrandir les iles et amener l’Expo ’67 à la Ville.

Revenons au fort du musée. Il est ouvert à l’année. Même si les visiteurs peuvent y apprécier des expos exceptionnelles et des activités, ils doivent aussi faire face à l’activité paranormale.

Il y a plusieurs rapports de fantômes au musée. D’étranges apparitions ont été vues rôder ça et là dans les ombres. Le son des bottes fantomales peut être entendu parfois comme si des soldats en formation marchaient à l’unison. Des objets manquants, même des malaises et des essoufflements font partie des plaintes des visiteurs. Ajoutez à cela des brumes mystérieuses, des lumières étranges, des voix désincarnées, l’odeur inattendue de la fumée, c’est facile de conclure que le fort est très hanté.


Une commise au guichet, qui est un peu apeurée par son travail au fort, attesta être au courant d’au moins un fantôme. L’esprit est celui d’un intendant ou d’un cuistot d’il y a longtemps, selon la jeune femme. Elle entendit rapporter que le lieu où étaient la cuisine de la caserne est hanté. Des gens ont odoré un feu de bois bruler et entendu le fracas des pots, malgré le fait qu’aucun feu n’y est et que l’endroit n’est plus une cuisine. Le personnel chuchote qu’un intendant fantôme hante le site.


L’intendant le plus fameux qui travaillait dans la cantine militaire était Charles McKiernan, un philanthrope bourru, connu aussi comme « Joe Beef ». Après avoir nourri les troupes durant la Guerre de Crimée, il fut transféré à Montréal en 1864 avec son régiment d’artillerie et chargé de cuisiner pour elles dans le fort. Après qu’il en fut relevé, il ouvrit « Joe Beef’s Canteen » un bar et auberge malfamés situé au 201-207 rue de la Commune dans Vieux Montréal actuel.

Des centaines de débardeurs, de laboureurs et de marins ont fréquenté la cantine pour boire et manger. Les clients plus aisés mangeaient un bifteck avec oignons pour 10 sous, tandis que les plus pauvres recevaient un bol de soupe et un quignon gratuit. L’excentrique Joe Beef tenait aussi une ménagerie d’animaux sauvages dans son caveau et deux squelettes humains derrière le bar pour divertir ses hôtes. Connu pour mépriser l’autorité, il soutint les travailleurs grévistes du Canal Lachine en 1877 en leur donnant de la soupe et du pain gratuit sur la ligne de piquet. Le 15 janvier 1889, Joe Beef mourut soudainement d’un arrêt cardiaque. Ses obsèques furent les plus assistées de toute l’histoire de Montréal. Le fantôme de Joe Beef serait-il revenu hanter le vieux fort peut-être pour continuer de contrer l’autorité ?


Le fort hanté a été montré à l’Enquêteur du Paranormal, une émission française à la télé. Dans l’épisode titré Le fort de l’ile Sainte-Hélène et La maison hantée de Contrecoeur, Christian Page, l’animateur, un expert en paranormal, interviewa Laure Pavlovic, la coordinatrice de l’Éducation au musée. Elle reconnut qu’il y a plusieurs rapports d’activité paranormale et mentionna que la caméra de sécurité filme parfois des phénomènes étranges tels que des lumières s’ouvrant et se fermant toutes seules. Christian Page invita trois médiums au fort afin de communiquer avec les fantômes.

Le premier médium, Michel Alexandre L’Archevêque, vit un esprit se déplacer vite près d’un mur au sous-sol et détecta des fantômes de jeunes soldats. Le second médium, Sylvain Bolduc, entendit des bottes fantomales marcher, et du fracas de coutellerie là où la cuisine avait été. Il sentit aussi de la fumée paranormale et vit le fantôme d’un prisonnier qui ne parlait pas français mais italien, vêtu d’une chemise verte. Son esprit était sans doute un prisonnier italien du camp d’internement s/43, peut-être l’un des détenus qui avaient été maltraités. Il repéra aussi des fantômes d’enfants, peut-être des esprits orphelins du temps où c’était un hôpital de choléra. Le troisième médium, Sylvia Davenzo, identifia les fantômes de gens qui étaient morts de faim, d’autres qui furent enchainés, suggérant qu’ils seraient originaires du temps où s’était une prison.

Entretemps, une rumeur persistante circule sur internet suggérant que 800 soldats ont été enterrés dans une fosse commune sur l’ile après avoir été tués par des tireurs d’élite.

Selon hauntedplaces.org: « Le fort de l’ile Sainte-Hélène sur l’ile Sainte-Hélène est hanté par certains de ces 800 soldats enterrés tout près dans une grande fosse, victimes des tireurs d’élite ennemis. »


Cependant, thechive.com relate : « Les témoins rapportent que c’est le gîte de huit cents soldats qui sont morts après que leur général les avait misvolontairement dans la ligne de mire des tireurs d’élite. Ils sont enterrés dans une grande fosse sur l’ile.

Toutefois, une visite du cimetière militaire voisinant, situé au sud-est du fort, contredit vite ce délire.


Il est estimé qu’environ 100 corps reposent au cimetière. Selon sa plaque de commémoration, inaugurée en 1935, il y a un total de 58 soldats connus et « d’autres dont les noms sont inconnus » enterrés par différents régiments et brigades. La plaque informe les visiteurs que « plusieurs femmes et enfants sont également enterrés ici », mais il n’y a pas la moindre mention de 800 soldats enterrés dans une grande fosse.

De plus, selon certaines sources, les tombes furent exhumées et les corps retirés autour de 1915. D’où viennent ces rumeurs et pourquoi elles circulent reste inconnu pour l’instant, mais elles continuent de faire le tour de l’internet.

Quelqu’en soit le cas, les conservateurs du musée Stewart ne sont pas conscients de ses fantômes. En fait, ils célèbrent même l’Halloween avec un évènement nocturne nommé « Objets étranges et hantés ». Les enfants de 7 ans et plus sont invités à examiner les « serrures, clés, globes, télescopes, cadrans solaires, pulvérins, accessoires de table, caractères d’imprimerie, sculptures, objets miniatures, boites à chapeaux et boitiers de pipes » supposément hantés, tout en écoutant des « contes extraordinaires sur les objets et les fantômes » de ce fort apeurant.


La somme de toutes ces rumeurs d’esprits, d’enquêtes du paranormal et de rencontres étranges suggèrent que le fort de l’ile Sainte-Hélène est très hanté. Avec tant d’histoires sur les fantômes et l’activité paranormale du fort et du musée, rien d’étonnant que ce soit si populaire chez les médiums, les chasseurs de spectres et les badauds.

Bulletin de nouvelles

La saison grand public de Montréal hanté est d’ores et déjà ouverte offrant les visites du Mont-Royal et du Griffintown hantés en anglais et en français. En juin et mai, les visites alterneront tous les vendredis soirs. De juillet à octobre, celles du Griff hanté seront offertes les vendredis soirs et celles du Mont-Royal les samedis soirs.


Pour en savoir plus, veuillez visiter notre site web. Il a été récemment refait pour le rendre plus pratique et convivial. Avec une plateforme intégrée, c’est plus facile de naviguer le site et le blogue, qui lui a été annexé au site et peut être lu désormais dans les deux langues, sur des pages différentes. La vente des billets a été automatisée, et nous avons ajouté une pageFoire aux questions (FAQ).

Nous avons été occupés à créer une nouvelle entreprise appelée Secret Montreal! La nouvelle compagnie se chargera des visites du Quartier Red Light hanté, tout en offrant une visite nouvelle à pieds : celle du Montréal Burlesque, menée par de vraies reines de cet art !


Du 23 juin au 4 septembre, la visite du Quartier Red Light hanté sera offert en anglais les dimanches soirs, en français les lundis soirs, et, les vendredis soirs dans les deux langues.

Secret Montréal planifie développer d’autres visites à l’avenir, plonger dans le passé fascinant de la ville et se focaliser sur ses secrets.

Pour plus de détails sur Montréal Secret et ses visites, veuillez consulter le site.

Enfin, un grand merci à tous nos clients qui ont assisté aux visites de Montréal hanté !

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À venir le 13 juillet : La Maison Pierre du Calvet

La Maison Pierre du Calvet est l’une des plus vieilles maisons de la ville. Bâtie pendant le régime français en 1725, la maison a une architecture remarquable et une histoire fascinante. De l’extérieur, la façade bretonne est construite avec des pierres des champs de trois pieds d’épaisseur, des volets de fer, une haute cheminée, des fenêtres françaises et un toit en pente. Elle est nommée d’après Pierre du Calvet, l’un des personnages les plus colorés de Montréal. Huguenot et marchand de France, il avait été nommé juge de paix suivant la Conquête britannique de 1760. Aujourd’hui la Maison Pierre du Calvet est une boutique intime composée de 9 chambres et bien connue pour accueillir des réceptions privées, des rencontres d’affaires, des mariages et des escapades romantiques. La rumeur court que la maison serait hantée. Selon Haunted Canada 5, le fantôme de Marie-Louise Jusseaume, la femme de Du Calvet serait connue pour ses interactions avec les clients. Si elle effraie les femmes visiteuses, elle drague les hommes, leur faisant souvent des clins d’yeux. On peut louer une chambre pour presque 400,00$ la nuit, et la Maison Pierre du Calvet offre une expérience inoubliable aux clients qui veulent plonger dans l’histoire de Montréal — et peut-être même voir un fantôme !

Donovan King est un historien, enseignant et acteur professionnel. En tant que fondateur de Montréal hanté, il unit ses talents pour trouver les meilleures histoires de fantômes montréalais, et les livrer par l’écriture et le jeu d’acteur. King déteint un DEC (Interprétation, Collège John Abbot), BFA (Drama-in-Education, Concordia), B.Ed (Histoire et Enseignement de l’anglais, McGill), une MFA (Études théâtrales, Université de Calgary) et une AEC (Guide touristique de Montréal, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec).

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