Bienvenue au vingt-cinquième article du blogue de Montréal hanté. Nos articles paraissent les 13 de chaque mois. Dans l’édition de mai 2017, nous focalisons notre recherche sur le fantôme autostoppeur vu sur l’avenue Christophe Colomb. Aussi Montréal hanté est-il ravi d’annoncer que notre saison grand public est ouverte : nos visites du Mont-Royal et du Griffintown alternent tous les vendredi soirs.

Recherche du paranormal

John Vaccarella, un professeur d’anglais, nous confia son histoire dérangeante : une expérience qu’il avait faite jadis en conduisant sa voiture le long de l’Avenue Christophe Colomb.

Cette avenue est une artère nord-sud de 8,5 km à l’est du centre-ville de Montréal qui commence à la rue Rachel, près du parc La Fontaine au sud et sert d’extension à la rue du parc La Fontaine. Vers le nord, elle traverse le Plateau Mont-Royal, Rosemont La Petite-Patrie, Villeray, Saint-Michel, Parc Extension et Ahuntsic-Cartierville avant de s’arrêter au Boulevard Gouin. Des maisons victoriennes historiques longent la rue nommée, en 1897, d’après l’explorateur Christophe Colomb.

Le dit incident eut lieu en 1986 avant que John Vaccarella se mît à enseigner. À l’époque, il travaillait pour la compagnie d’assurances Canada-Vie en tant qu’agent indépendant. Sans patron, John devait prendre sa carrière en main, ce qui impliquait de longues heures au bureau la nuit.

Un soir pluvieux et froid de novembre, John conduisait à son bureau parce qu’il avait besoin d’appeler ses clients. Pendant qu’il accélérait vers le nord de l’Avenue Christophe Colomb, il remarqua une fille tremblotante qui autostoppait le long de la route, le pouce en l’air. Dès qu’il vit qu’elle n’avait pas de manteau, il ralentit et s’arrêta pour savoir si elle voulait un lift.

La fille, qui semblait soulagée qu’il s’arrêtât, s’assit immédiatement dans le siège du passager de la voiture. Elle était belle et grande avec de longs cheveux foncés. Il la crut dans sa mi-vingtaine. De toute évidence la fille avait froid et tremblait.

Il lui demanda sa destination mais, mystérieusement, elle ne répondit rien. Il crut alors qu’elle ne pouvait parler, alors il lui offrit un stylo et papier. Elle y écrivit son nom et son adresse sur l’Avenue Christophe Colomb. Et, comme elle tremblait encore, il lui offrit son manteau de cuir pour se réchauffer, qu’elle accepta gracieusement, et qu’elle mit tandis qu’ils partaient vers le nord en silence.

Quand ils arrivèrent à sa destination, près du coin de l’Avenue Jean-Talon, la fille sortit et entra chez elle. Content d’être serviable, John continua vers le nord sur l’Avenue Christophe Colomb.

C’est seulement une fois rendu au bureau qu’il réalisa que l’autostoppeuse avait oublié de lui remettre son manteau. Alors il décida de passer le prendre le lendemain.

Le lendemain matin, il retourna à la résidence sur Christophe Colomb où il avait laissé la fille et sonna. Au début, il semblait que personne n’y était. Toutefois, au bout d’une minute, la porte s’ouvrit et une femme septuagénaire apparue. Elle ne semblait pas contente et lui demanda : « Qui êtes-vous ? » John, lui ayant dit son nom, expliqua qu’il avait ramassé une femme la veille, qui faisait de l’autostop. Il la décrivit et narra comment elle avait écrit son nom et l’adresse de la dame sur Christophe Colomb pour y être déposée. Il lui monta le papier et lui dit que la fille avait oublié de lui remettre son manteau de cuir, d’où la raison de sa présence chez elle.

En choc, la vieille dame le regarda et dit : « C’est ma fille que vous venez de décrire ; elle est morte il y a un an. »

John, confondu par sa réponse, répliqua : « C’est impossible. Je ne vous crois pas. »

La femme continua : « Si vous ne me croyez pas, nous pouvons aller au cimetière. »

Toujours un peu confus devant la situation bizarre, John accepta. Ils conduisirent dans des voitures séparées, John suivant la dame âgée vers le Mont-Royal, au cimetière catholique de Notre-Dame-des-Neiges. Après être passés par les portes en pierre, ils allèrent en direction de la nouvelle section où plusieurs tombes avaient été récemment érigées. Ils stationnèrent et sortirent. Vers le tombeau de sa fille la dame âgée mena John.

Quand ils y furent arrivés, John faillit tomber sous le choc. Là, étendu sur le tombeau, était son manteau de cuir.

Perplexe et bouleversé, il arracha son manteau de la pierre tombale et décampa de là.

Il se souvient d’avoir laissé la dame âgée seule dans le cimetière.

Aujourd’hui, John Vaccarella enseigne l’anglais langue seconde aux immigrants à la Commission scolaire English-Montréal, un job qu’il aime et à quoi il excelle. De temps à autres, en parlant de choses étranges avec ses élèves et collègues, il relate sa rencontre personnelle avec le paranormal. Même si ça s’est passé il y a 30 ans, John ne doute pas de sa mémoire. Il se souvient de cette nuit de novembre en 1986 quand il a rencontré, face à face, l’autostoppeuse fantomale de l’Avenue Christophe-Colomb.

Bulletin de nouvelles

La saison grand public de Montréal hanté est d’ores et déjà ouverte offrant les visites du Mont-Royal et du Griffintown hantés en anglais et en français. En juin et mai, les visites alterneront tous les vendredis soirs. De juillet à octobre, celles du Griff hanté seront offertes les vendredis soirs et celles du Mont-Royal les samedis soirs.

Pour en savoir plus, veuillez visiter notre site web. Il a été récemment refait pour le rendre plus pratique et convivial. Avec une plateforme intégrée, c’est plus facile de naviguer le site et le blogue, qui lui a été annexé au site et peut être lu désormais dans les deux langues sur des pages différentes. La vente des billets a été automatisée, et nous avons ajouté une page pour la Foire aux questions (FAQ).

Merci de noter que le Café Griffintown, où nous débutions les visites hantées du Griff, a malheureusement fermé ses portes. Le nouveau point de départ est tout juste à côté, au Café Rockaberry, le 1380 rue Notre-Dame Ouest. Ce café, très recommandé, est réputé pour ses gâteaux et ses cafés parmi les meilleurs de Montréal.

Montréal hanté est aussi content d’annoncer que son Jane’s Walk annuel, une visite du Quartier chinois hanté, qui a eu lieu dimanche le 7 mai, fut bien reçu. Ce qui signifie que nous continuerons de peaufiner le scénario dans le but d’en faire une visite entière pour la saison d’Halloween 2017. Si vous connaissez des histoires de fantômes du Quartier chinois, veuillez nous en faire part à info@hauntedmontreal.com.

Tel que promis, Montréal hanté a une bonne nouvelle ! On a conclu une entente spéciale avec Fantômes Montréal, une compagnie offrant des visites hantées du Vieux Montréal. Après maint remue-méninges et négociations, une tierce compagnie de visites hantées titrée Secret Montréal  fut créée, ayant comme but l’agrandissement de l’industrie du tourisme hanté à Montréal.

La nouvelle compagnie se chargera des visites du Quartier Red Light hanté, tout en offrant une visite nouvelle à pied : celle du Montréal Burlesque, menée par de vraies reines de cet art !

Du 23 juin au 4 septembre, la visite du Quartier Red Light hanté sera offert en anglais les samedis soirs, en français les lundis soirs, et, les vendredis soirs dans les deux langues.

Secret Montréal planifie développer d’autres visites à l’avenir, plonger dans le passé fascinant de la ville et se focaliser sur ses secrets. Pour plus de détails sur Montréal Secret et ses visites, veuillez en consulter le site.

En fin, un grand merci à tous nos clients qui ont assisté aux visites de Montréal hanté !

Si vous en avez aimé l’expérience, on vous encourage d’écrire une revue sur notre page Tripadvisor ; un geste fort apprécié qui nous aide à promouvoir nos visites. En plus, si vous aimeriez recevoir notre Blogue les 13 de chaque mois, veuillez vous inscrire à notre liste d’envoi.

À venir le 13 juin : Le fort hanté sur l’ile Sainte-Hélène

Un fort hanté sur l’ile Sainte-Hélène a longtemps intrigué ceux qui osent le visiter. Aujourd’hui, le parc Jean-Drapeau est une ribambelle d’iles dans le fleuve Saint-Laurent et accueille des visiteurs à l’année dans ses nombreuses installations, évènements et festivals. Par le passé, l’ile était une installation militaire où un fort britannique imposant avait été construit entre 1820-24 pour protéger la ville d’invasion américaine. Aujourd’hui, le fort est le foyer du musée David M. Stewart, une institution fondée en 1956 pour abriter des objets datant du passé colonial du Canada.

Avec des rapports d’apparitions étranges, des pas fantômes, des lumières inexpliquées, des voix désincarnées, des brumes anormales et des objets perdus dans le fort, il est réputé être très hanté. « Revenez » le 13 juin pour en savoir plus sur le fort apeurant de l’ile Sainte-Hélène.

Donovan King est un historien, enseignant et acteur professionnel. En tant que fondateur de Montréal hanté, il unit ses talents pour trouver les meilleures histoires de fantômes montréalais, et les livrer par l’écriture et le jeu d’acteur. King déteint un DEC (Interprétation, Collège John Abbot), BFA (Drama-in-Education, Concordia), B.Ed (Histoire et Enseignement de l’anglais, McGill), une MFA (Études théâtrales, Université de Calgary) et une AEC (Guide touristique de Montréal, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec).

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